• - Staline et la Révolution, par Gilles Questiaux

    - Staline et la Révolution, par Gilles Questiaux

    (Avec un commentaire du camarade POL en fin d'article sur le P"C"F et la Chine...)

    Les révolutionnaires du XXIème siècle auraient tout intérêt à se libérer du discours bourgeois sur Staline, discours sur un élément essentiel de leur histoire, qu'ils le veuillent ou non, discours faux mais hégémonique, y compris dans leurs rangs. Et de se rendre compte que Staline eût-il été un ange, le discours bourgeois à son sujet aurait été exactement le même.

    En fait, il serait bon qu'ils se rendent compte qu'il leur faudrait eux-même mériter un peu de la mauvaise réputation de Staline auprès de la bourgeoisie mondiale.

    Dans le monde entier les exploiteurs et les hypocrites qui travaillent pour eux prononcent le nom de Staline, mort en mars 1953, avec haine, terreur et horreur.

    A titre conservatoire, c'est plutôt bon signe. C'est peut être le signe qu'il ne devait pas être si mauvais, s'ils ont encore peur de lui, après si longtemps.

     

    Staline comme monstre maléfique dénoncé par l'idéologie libérale-démocratique hante le monde de la fin de l’histoire. Il est abusivement assimilé à Hitler par l’usage de la théorie de guerre froide du « totalitarisme ».

    Le dirigeant criminel raciste contre-révolutionnaire allemand est rejeté en paroles par la même bourgeoisie qui l’a utilisé, comme si elle n’avait rien à voir avec lui. Staline, dirigeant victorieux de l'Union Soviétique et de la révolution mondiale qui a combattu et vaincu le nazisme hitlérien lui est assimilé, au défi de la réalité historique, pour « exorciser le communisme » comme l’a écrit un jour le journal « Le Monde » sans mettre de guillemets, pour rendre à jamais impossible une nouvelle révolution comme celle d'octobre 1917 en Russie.

    Il apparaît de plus en plus clairement que le Staline historique n’était pas le personnage monstrueux que ses ennemis de l'extérieur et de l'intérieur ont cherché à accréditer. L’histoire objective de son pouvoir sur l’URSS et le mouvement communiste commence à être écrite avec le recul scientifique nécessaire à la manifestation de la vérité. C'est une histoire terrible pleine d’excès et de brutalité. Mais la terreur stalinienne qu'on dénonce n’a pas été introduite dans l’histoire par la malveillance d’un homme ou d'un petit groupe dirigeant.

    Elle résulte d'un contexte et de circonstances précises. Lorsque ces circonstances se sont apaisées, les groupes dirigeants embourgeoisés en URSS et dans les partis communistes des autres pays, en quête de respectabilité, n'ont plus osé assumer leur histoire, et ont cru s'en tirer en faisant de Staline le bouc émissaire de tous leurs excès et toutes leurs erreurs. Et le bouc émissaire était particulièrement mal choisi.

    C’était un homme politique très intelligent, habile, convaincu, incorruptible, et plutôt prudent, qui fut sans doute, (...) victime des illusions que produit un pouvoir politique trop étendu.

    On ne peut pas si facilement le dissocier de la tradition politique qu'il applique et qu'il prolonge. Staline incarne la dictature du prolétariat. S’il y a quelque chose qui ne va pas chez Staline, c’est dans la théorie de la dictature du prolétariat qu’il faut le chercher, théorie appliquée fidèlement telle que Karl Marx et Lénine l’avaient envisagée. [ndlr : Il n'y a rien à rejeter à la dictature du prolétariat, c'est la base même du pouvoir socialiste].

    Et certes, ce n'est pas pour rien que Gramsci (qui a toujours soutenu Staline contrairement à ce que l'on laisse croire souvent) l'a reprise de fond en comble à la même époque, non pour la supprimer, mais pour l'actualiser.

    La tentative stalinienne de mettre en pratique le marxisme a finalement été vaincue. Mais il y a quelque chose d’étonnant à voir toute l’intelligentsia mondiale élevée dans le culte de Nietzsche s’épouvanter de voir ce que ça donne, d’agir « par de là bien et mal ». De voir ce qu'elle interprète comme un surhomme en chair et en os mettre en œuvre la dictature du prolétariat à ses dépens.

    Le fait est que Staline, dont le nom qu'il s'était choisi signifiait "Homme d'Acier", fut le dirigeant rationnel à la barre de la Révolution dans les circonstances de fer où elle se produisit, dans le monde de violence sans limite ouvert par la boucherie de la Grande Guerre impérialiste de 1914-1918 qui avait déprécié totalement la valeur de l’existence humaine, et face à la contre-révolution également sans limite du fascisme et du nazisme qui en avait au concept même d’être humain.

    L’analyse qui veut proposer un « communisme sans Staline » qu’il fût celui de Trotski, des anarchistes, ou de « Socialisme ou Barbarie », n’a pas de sens. Leur analyse est d'ailleurs à contresens des faits : Staline n’a pas exercé la terreur au nom de la bureaucratie contre le prolétariat, il a exercé la terreur sur la bureaucratie, au nom du prolétariat.

    Lui, et le groupe dirigeant qui l'entourait, étaient persuadés qu'une partie importante de la bureaucratie soviétique était prête à trahir la Révolution, "l'œuvre de Lénine" à laquelle ils accordaient tant de valeur, et à baisser pavillon face à l'Allemagne nazie, puis face aux États-Unis impérialistes. Ce qui s'est effectivement produit, deux générations plus tard.

    Le recours à la Terreur eut pour but de faire face à la situation d'urgence créée par la menace extérieure nazie et/ou impérialiste. Le groupe dirigeant produisit une façade légale à la Terreur, assez inconsistante, pendant les grands procès de Moscou, de 1936 à 1938. Cette Terreur, en elle même, est infiniment tragique. Mais personne ne saura jamais si sans elle, l'URSS ne se serait pas écroulée au premier choc, comme la France de 1940.

    Moins les révolutionnaires seront tentés de répudier le Staline historique, moins ils seront tentés de rejeter Staline dans les poubelles de l’histoire, moins ils seront staliniens, au sens trivial du mot qui caractérise bien le bureaucrate opportuniste ou postcommuniste : autoritaire, menteur, dissimulé, corrompu, brutal, inculte, veule, opposé à la spontanéité révolutionnaire et à la démocratie.

    Car ceux que l’on qualifie spontanément ainsi avec ce que cela comporte d’opprobre justifiée ne sont pas staliniens, mais khrouchtcheviens, gorbatchéviens, yeltsiniens. Ou pour traduire dans les termes de la Révolution française, ce sont ceux de Thermidor et du Directoire, pourris et cyniques, qui ne peuvent pas juger la Terreur, à laquelle ils ont participé sans vertu.

    Restent les mérites du personnage historique Staline auquel il faut rendre justice : Il a su rendre concrète l’expérience du socialisme dans un seul pays (l’alternative étant, non pas la « révolution permanente » prônée par Trotsky, mais « le socialisme dans aucun pays »), expérience que l’humanité du XXème siècle devait faire. Il a su diriger le peuple soviétique pour vaincre le nazisme. Sans Staline, le Parti communiste soviétique, et le peuple russe, le Troisième Reich aurait triomphé. Il a accéléré la décomposition du monde colonial et du racisme, et rendu dans le monde entier l’exploitation et la misère illégitime.

    Le seul moyen de vaincre le socialisme a été de faire provisoirement mieux que lui sur son terrain, le terrain social, et on voit bien ce que ça donne aujourd’hui que ce puissant stimulant a disparu.

    Il est vrai que Staline assume avec tous les autres dirigeants soviétiques (y compris ceux qui en ont été victime à leur tour) le bilan terrible de la Terreur, atteignant peut-être (selon une estimation très élevée) un million de condamnés exécutés ou morts en déportation, en trente ans, une fois écartés les bilans délirants diffusés par les historiens anticommunistes professionnels.

    [ndlr : Voir à ce sujet ce PDF "Les mensonges sur l'Histoire de l'URSS" >>

    Télécharger « LES MENSONGES SUR L’HISTOIRE DE L’UNION SOVIETIQUE.pdf » ]

     

    Comme le montrait Domenico Losurdo, récemment disparu (hommage video) l'État révolutionnaire fondé par les bolcheviks n'a jamais pu bénéficier de la paix et se sortir de l'état d'exception, il n'a pas réussi à fonder une nouvelle légalité, de manière à entrer dans un développement pacifié et prosaïque, et le philosophe italien pensait même, paradoxalement, que la composante anarchisante du projet communiste, qui comporte l'objectif du dépérissement rapide de l'État, a empêché la stabilisation du socialisme et son retour au respect de la légalité. Et en effet, les premiers bénéficiaires d'une telle pacification devaient être les cadres, les "bureaucrates", et leurs cousins à la face souriante, les intellectuels et les artistes plus ou moins dissidents. Staline, comme promoteur de la constitution démocratique de 1936, représente justement la recherche du point d'équilibre jamais trouvé entre légalité et révolution, entre "experts" et "rouges".

    Mais tout ça ne s’est pas produit dans une époque et dans des pays tranquilles, où comme on dit dans le chant des partisans : "les gens aux creux des lits font des rêves", et en condamnant sans nuance Staline et son groupe dirigeant on fait comme s'il n’y avait jamais eu de guerre menée au socialisme, comme si l'Union Soviétique et la révolution prolétarienne n’avaient eu aucun ennemi, et surtout comme si cet ennemi n’avait pas pris dès avant octobre 1917 l’initiative de la violence et de la Terreur.

    Dans quel sens devons nous utiliser cette histoire dans notre siècle ? Marx nous indique en tout cas la marche à ne pas suivre : faire comme les révolutionnaires de 1848 fascinés par la Montagne de 1793 qui cherchaient à rejouer la grande révolution, et qui souvent se déguisaient en révolutionnaires plutôt qu’ils n'agissaient.

    Réévaluer le rôle révolutionnaire de Staline ne signifie pas préconiser l'emploi ici et maintenant de son langage ni de ses méthodes d'action, et encore moins de l'utiliser comme un symbole creux destiné à choquer le bourgeois. Mais cela signifie qu'il faudra pour renverser le capitalisme une détermination de fer, comme la sienne.

    Il faut reconnaître le fait incontestable que dans le monde entier presque tous les révolutionnaires prolétariens déterminés se sont rangés du coté de Staline quand il gouvernait l’URSS. Et une grande partie des mouvements de libération nationale dans les colonies et le Tiers Monde aussi.

    Le mouvement révolutionnaire du prolétariat a mal géré son repli idéologique depuis la mort de Staline (1953), et il faut en reprendre l'autocritique au début.

    La critique anticommuniste a raison sur trois postulats :

    1) Staline est un communiste authentique, ceux qui s’intitulent encore communistes doivent assumer cet héritage et expliquer pourquoi ils le font.

    Ce défi est très facile à relever, et sans provocation ni extrémisme ! Il suffit de savoir ce qu'on veut, la respectabilité ou la révolution. Car ce qui est perdu en obstruction, calomnies et conspiration du silence peut être regagné et largement au-delà par la publicité involontaire que produit l'indignation de la bourgeoise scandalisée et de ses intellectuels et journalistes.

    2) L’URSS a été une tentative de réaliser une utopie économico-politique qui a échoué dans la confrontation avec l'impérialisme. [ndlr : cela n'a rien d'une utopie !]

    Sauf que pour nous, ce n’est pas l’utopie en elle qui la condamne, au contraire ! Et de plus en plus clairement, c'est le projet économique capitaliste dans son ensemble qui semble une utopie mortifère. Elle a échoué, certes, mais pas dans une sorte de compétition sportive, ou de type darwinien. Elle a engagé, soutenu puis perdu une grande et longue bataille. Mais la guerre n'est pas finie.

    3) Et le phénomène historique nazi-fasciste s'explique par une réaction à la menace communiste.

    Le tableau effarant des effets meurtriers de ce phénomène nullement mystérieux n'exige de la postérité aucun mutisme craintif, aucune sidération. Il est parfaitement possible, et nécessaire, de continuer à penser "après Auschwitz", contrairement aux admonestations des marxistes repentis de l'École de Francfort. L'horreur nazie n’est rien autre chose que le fruit démesuré d’une réaction de panique de la bourgeoisie, face à ce qu’elle nomma le « bolchevisme », signifiant émotionnel dont le sens était alors à peu près le même que celui de « Staline » aujourd’hui, et le plaidoyer pour une réhabilitation implicite du nazisme qui a été présentée avec cohérence par Ernst Nolte en Allemagne, est en fait un aveu de la bourgeoisie, qui replace le génocide sans mystère au terme de l’escalade criminelle de la contre-révolution des années 1920/30.

    4) La quasi-totalité des allégations de l’historiographie anti-stalinienne est fantasmatique, fausse ou exagérée.

    Soljenitsyne, Conquest, Trotsky, Chalamov, les frères Medvedev etc. ne sont pas des sources fiables, mais des auteurs partisans, le plus souvent directement liés à des forces organisées contre-révolutionnaires, des auteurs souvent lourds et grossiers qui ne seraient pas pris au sérieux s'ils écrivaient sur n'importe quel autre question.

    5) Dans l’affrontement entre la révolution mondiale et la contre-révolution mondiale, depuis 1914, le camp capitaliste est responsable de crimes innombrables et n’a pas de leçon de morale à donner. 

    6) Nous éviterons à l’avenir les dérives antidémocratiques, les erreurs et les excès violents en étudiant l’histoire réelle de notre mouvement et non en reproduisant les critiques de l’adversaire et sa version des faits. [ndlr : la violence vient d'abord de l'exploitation capitaliste et de son pouvoir de dictature bourgeoise. La violence révolutionnaire est nécessaire pour briser l'état bourgeois ! Un peuple désarmé sera toujours vaincu !]

    7) Les critiques émanant de mouvements ou d’hommes se prétendant révolutionnaires et qui n’ont pas fait de révolution n'ont pas de valeur. Comme celles de Georges Orwell par exemple, prototype de tous les conservateurs déguisés en gauchiste. Non plus que celles émanant d’acteurs de l’histoire du communisme qui tentaient de couvrir leurs responsabilités, comme Trotski et Khrouchtchev.

    L'application de ces principes, en s'inspirant notamment des concepts critiques développés dans les Cahiers de prison de Gramsci, devrait aboutir à une critique nuancée, comme le fait la critique du maoïsme en Chine [ndlr : Encore un non sens... la Chine n'est pas et n'a jamais été un pays socialiste !], et non à la diabolisation de l'histoire de la révolution.

     

    GQ, 31 août 2019 (texte élaboré depuis 2010, publié en versions successives, ceci est une version raccourcie)

    http://www.reveilcommuniste.fr/2019/08/staline-et-la-revolution-version-abregee.html


    Voir également :

    Dossier contre l'antistalinisme

    Les vrais chiffres :

    - Staline et la Révolution, par Gilles Questiaux

    COMMENTAIRE DU CAMARADE POL SUR LE P"C"F ET LA CHINE :

    Concrétisation la plus aboutie de la ligne krouchtchévienne, la clique de P"C"Chinois fonce à grand pas vers l’impérialisme.

    Quel oubli ! Ne pas parler de l’exploitation par les capitalistes chinois de l’Asie du sud-est, du Bangladesh, de l’Afrique, des investissements énormes en Europe, avec prise de contrôle sur de grosses entreprises.

     

    Il n’y a pas de « miracle chinois ».

     

    Comme tout pays capitaliste la bourgeoisie locale a créé dans un temps rapide (20 ans environ ) une couche de plusieurs dizaines de millions de petits bourgeois qui doivent leur prospérité :

     

    1 à l’exploitation forcenée des ouvriers et paysans chinois. En fabriquant des produits à bas coûts (c'est-à-dire avec des salaire de misère !) les dirigeant chinois ont rendu – du même coup -  un énorme service au capitalistes internationaux

    2 à l’exploitation des peuples et des pays étrangers. Éluder cet aspect des choses c’est nous faire croire que le développement de la Chine s’est uniquement fait  au travers d’une politique de « marché socialiste » interne.

    On peut dire cela de l’URSS de Lénine et Staline, en précisant que le développement de ce marché s’est fait au bénéfice du plus grand nombre, ouvriers et paysans (soins, enseignement, formation, transports, logements ….) et SANS EXPLOITATION de peuples ou de pays étrangers. Là est le socialisme.

     

    Mais les révisionnistes préfèrent ne parler que du point de vue de leur classe, celle qui – croient-ils -  a « quelque chose à perdre » : les vacances, l’accession à la propriété privée, une retraite heureuse et tout ça en « votant bien ».

    Depuis la libération la gauche dans son ensemble, le P"C"F en particulier et ses organisations de masse, n’ont fait que collaborer avec la bourgeoisie en maintenant le mythe de la « démocratie», du « passage pacifique au socialisme » (autre doctrine kroutchévienne).

    Dès lors la Chine devient leur modèle abouti.

    Quel beau service rend le soi disant Parti « communiste » Chinois  à la dictature mondiale du capital !

    POL pour l'OCF (Organisation des Communistes de France)

    - Staline et la Révolution, par Gilles Questiaux

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    - Staline et la Révolution, par Gilles Questiaux

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  • Commentaires

    1
    Samedi 4 Janvier à 14:59

    Le texte d Mario Souza 1998 suffit à lui seul à rétablir ce que fut la réalité soviétique et devrait servir de livre de chevet à tous ceux qui aspirent à "changer le monde" ou plus humblement un environnement plus proche.

    Dénoncer les turpitudes, les déclarations mensongères des suppôts de la bourgeoisie capitaliste, et de leurs valets, à l'égard de la période  soviétique  est une chose reprendre les mêmes antiennes à l'intention de la Chine n'en est que plus irresponsable de la part d' exégètes des textes sacrés, en l'occurrence  marxistes, qui montrent qu'il n'en ont pas compris le sens, parmi eux  Luniterre, POL de OCiI et bien d'autres.

    Vous même en écrivant " La Chine n'est pas un pays socialiste" vous énoncez une évidence qui saute aux yeux de tout observateur averti et un peu lucide. Par contre elle est engagé dans une voie semée d' embuches, de chausse trappes dont elle espère qu'elle  aboutira  au socialisme si elle parvient à déjouer les pièges de l'occident capitaliste,  les appétits des opportuniste et autres prévaricateurs de l'intérieur. Elle peut aussi telle l'Union Soviétique revenir à la case départ.

    Pour l'heure les dirigeants chinois et les 90 millions d'adhérents, selon plusieurs estimations, du PCC dont il faut bien sur retrancher quelques milliers de planches pourries, sont engagés dans un système d'économie mixte à capitaux publics et privés dont ils ont  conservé la maîtrise de l'affectation intra et extra muros. C'est en sorte une dictature du prolétariat à la chinoise qui a permis une envolée de la croissance économique et par conséquent un progrès social sans équivalence, nul part ailleurs sur la même période. C'est là ou Luniterre, avec  qui j'ai beaucoup échangé, a tout faux.

    Je m'interdis de faire de faux procès pour juger sur pièces c'est pour ça que je me suis écarté du PCF en 1998, 11 années plus tard de la CGT tout en restant disponible pour des luttes revendicatives et solidaire dans la mesure ou mon état de santé physique l'autoriserait.

    Notez également que partisan du frexit je ne souhaite pas tomber d'une dépendance dans une autre.

    2
    Lundi 6 Janvier à 11:22

    Le moins que je puisse écrire est que les commentaires se font rares sur votre site mais peut être les censurez vous comme celui que je vous ai adressé !

    En complément je vous transmets, à titre d'information, ce réquisitoire que j'avais adressé à une personne très en vue sur le net...Son nom n'a que peu d'importance mais vous la connaissez. Je n'ai pas eu de retour.

    Madame à poursuivre dans cette voie vous n’allez pas tarder si ce n’est déjà fait à jeter au bûcher « dix jours qui ébranlèrent le monde »,  « la grande conspiration contre la Russie », les ouvrages de madame Annie Lacroix Riz, ceux de Losurdo, Eric Hobsbawm, « le siècle soviétique » de Moshé Lewin, qui n'est pas à une contradiction près «  l’armée de Hitler » ou Omer Bartov montre que la Wehrmacht a connu son premier revers devant Moscou quelques mois après le déclenchement Barbarossa de la part d’une armée rouge soi disant désorganisée par les purges du « petit père des peuples », mais ils ne sont pas les seuls, vous pourrez utilement consulter « Américan War Machine » de Peter Dale Scott avant de le jeter à la poubelle, mais cela les dirigeants du PCF englués dans leur anti stalinisme primaire et la collaboration de classe, l’ont oublié s’ils ne l’ont jamais su comme ils ont oublié les soutiens de l’occident à la contre révolution blanche au lendemain de celle d’octobre, et aux fascistes ukrainiens après  la seconde guerre mondiale, la propagande de la voix de l’Amérique qui n’est pas sans analogie avec celles orchestrées dans le cadre des révolutions de couleurs financées par Soros, la CIA et ses dérivés, et le produit du  trafic de l’opium.

    Aujourd’hui si les combats contres les interventions de l’OTAN sont vérolés (sic) par des courants d’extrême droite qui cherchent à étendre leur  audience, il ne faut pas en chercher les raisons ailleurs que dans l’abandon par la gôche, PCF y compris, la CGT, la FSU et les solidaires aussi , du terrain de la solidarité internationaliste  au bénéfice de la justification du droit d’ingérence partout ou les peuples et leurs dirigeants prétendent s’opposer aux tentatives hégémoniques de l’impérialisme occidental contrairement à ce qu’avaient fait leurs prédécesseurs contre les guerres du Viet nam et d’Algérie pour ne citer qu’elles, pour dénoncer les assassinats de Sankara, Lumumba, Allende alors qu’ils ne disent mot contre ceux ordonnés par Obama par drones interposés qui indistinctement éliminent hommes, femmes, enfants.

     N’oubliez pas non plus que le Front National doit aussi sa vitalité au PS qui s’en est servi pour affaiblir la droite dite républicaine et que la résistance française intérieure n’a pas exigé un certificat de bonne conduite antérieure de la part de celles et ceux qui sont allés combattre dans ses  rangs contre l’occupant nazi et la milice vichyste.

     Avant guerre les démissions morales et politiciennes ont conduit les SS à Oradour sur Glane et vers des  centaines de Lidice à l’est, les juifs, les tziganes, les homosexuels à l’holocauste, les communistes   à l’échafaud ou au peloton d’exécution  aujourd’hui elles ont autorisé la renaissance du colonialisme et de ses crimes, le dépeçage de la Yougoslavie, la main mise de l’Allemagne sur les PECO ou elle a plus obtenu avec le soutien de l’Union Européenne que Hitler avec ses divisions blindées.

    Ceausescu n’avait fait tuer personne à Timisoara, Saddam Hussein n’avait pas  d’armes de destructions massives, dans tous les cas moins que ses agresseurs, contrairement à ce qu’avait déclaré le président du groupe communiste à l’assemblée nationale kadhafi n’était pas un tyran sanguinaire et corrompu l’indice de développement humain en Libye était le plus élevé d’Afrique, quelques-uns disent encore qu’il était un pitre voire un bouffon ! Mais depuis quand fait-on assassiner un pitre ? Plus vraisemblablement c’était un hâbleur mais il tentait d’émanciper l’Afrique de la tutelle du FMI et de l’OMC et se posait en concurrent direct de l’occident mais également de la Chine sur ce continent ce qui explique l’absence de veto contre la résolution de l’ONU autorisant les bombardements dont elle se mord les doigt aujourd’hui et la Russie avec elle.

     Je ne sais ce qu’il en sera demain mais aujourd’hui Bachar el Assad  et Ahmadinejad, la Syrie laïc et l’Iran chiite sont nos alliés objectifs que la Russie et la Chine ne peuvent abandonner même au prix d’une confrontation armée car elles seraient prises en tenaille, pour être balkanisées à leur tour,  et  nous serions  encore plus asservis que nous ne le sommes aujourd’hui et pour longtemps, Chavez tomberait dans la foulée et Castro avec lui, les Etats-Unis remettraient une chape de plomb sur l’Amérique du  sud. C’est tout le mérite de Collon, de Bricmont, de Meyssan,  mondialisation.ca, du réseau Voltaire  et quelques autres qui même si tous les articles doivent être passé au crible de nous avoir aidé à comprendre le film. Ils n’ont pas comme Pierre Piccinin  retourné leur veste.

     Outre ce qui précède l’enjeu moyen oriental n’est pas la démocratie ne serait-ce que représentative, à ce sujet dite-moi quelle est la légitimité de Ahmed Moaz al-Khatib cadre de Shell, un jour partisan de la charia, un autre de la laïcité, dont l’appel au dialogue se résume, pour qui sait lire, à : Otes toi de là pour que je prenne ta place,  le gaz le  pétrole du sous sol,  et préserver le pouvoir ethnocidaire Israélien, gendarme de l’occident, les monarchies obscurantistes et oppressives à qui nos gouvernants bradent notre patrimoine national à la découpe.

     Veuillez avoir l’amabilité de noter que je ne suis pas antisémite, puisque descendant le la lignée Homo Sapiens qui après avoir descendu il y a 150 à 200 000ans la vallée Nil peuple la planète, les premiers habitants du pays de Canaan étaient noirs, mais seulement antisioniste et à ce titre qualifié de rouge brun.

     Avant de désarmer il faut d’abord tarir la source de la course aux armements de plus en plus sophistiqués et destructeurs de l’impérialisme occidental, les Etats-Unis et leurs alliés,  dont le montant  représente les trois quarts des sommes investies chaque année dans ce domaine,  secondement reconnaître aux peuples le droit de disposer d’eux-mêmes conformément à la charte des nations unies et non pas commencer par lier les mains de ceux  aspirent à dissuader l’agresseur comme nous l’avons fait nous mêmes. Dans l’attente je me suis mis aux abonnés absents du mouvement de la paix qui pour moi a perdu sa crédibilité.

     Impossible de clore sans quelques mots sur Hollande et ses comparses, en pleine incohérence lorsqu’ils soutiennent en Syrie    les islamistes les mêmes dont ils portent comme Sarkozy la responsabilité de la  venue au Mali après la mort de Kadhafi et qu’ils sont obligé de combattre car ils font de l’ombre à la françafrique, ce sont bien les dignes héritiers de Léon  Blum un autre loyal gérant du capitalisme qui avait refusé de venir en aide à la jeune république espagnole attaquée par Franco soutenu par Hitler et Mussolini puis de  Guy Mollet qui avait envoyé le contingent en Algérie alors qu’il avait été nommé premier ministre pour mettre fin au conflit. Il y avait dans ce temps là un autre PCF, une autre CGT, des anticolonialistes  et des porteurs de valises, une autre HUMA. Freychet prolo de base Le 12 février 2013.

    NB: La légitimité dont se prévaut Macron aujourd'hui doit beaucoup à tous ceux qui ont appelé à faire barrage à l'extrême droite droite au second tour de l'élection présidentielle alors que l' électorat de Marine Le pen était pour l'essentiel composé de déçus de la gauche.

    Avec toutes mes excuses pour le dérangement.

     

     

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