• - Staline a-t-il été assassiné ?

    - Staline a-t-il été assassiné ?EXTRAIT D'UN ARTICLE PARU SUR "Le site de l'Histoire". Avec un commentaire du camarade TML en fin d'article qui met en doute qu'il s'agisse de Molotov l'assassin... (Il faudra attendre des sources plus complètes et plus fiables que ce qu'a donné "Le site de l'Histoire"). Suivi d'un autre article paru sur "Sputnik".
     
    [NDLR : Un article intéressant malgré son anticommunisme notoire où l'on ressort tous les poncifs des mensonges bourgeois, que j'ai donc occultés].
     
    Joseph Staline (1878 – 1953) reste dans l'Histoire un homme à part. Géorgien de naissance, il parvient à se faire accepter dans le cercle des intimes de Lénine au moment de la Révolution d'Octobre 1917. (...) il est par ses réseaux et sa volonté un homme incontournable de la politique communiste des années 20 comme secrétaire général du parti. Un poste qu'il ne quittera plus (...)  jusqu'à sa mort en 1953. 
     
    Controversé, Staline l'est indubitablement. (...)
     
    Il faudrait une encyclopédie pour raconter la vie de Staline.
     
    Intéressons-nous ici à un des épisodes qui a bouleversé l'Histoire du XXe siècle : sa mort.
     
    En effet, Staline menait une guerre idéologique ouverte avec les USA et l'Occident et sa mort marque un tournant dans cette « Guerre froide ». Ses successeurs, tout en entretenant de façade un climat de conflits avec les USA, dont la crise des missiles de Cuba aura été l'apogée, se rapprocheront des Américains afin de créer avec eux un monde « bipolarisé » sur leurs deux modèles idéologiques, économiques et sociaux : communisme contre capitalisme. [NDLR : En réalité ce rapprochement allait beaucoup plus loin : c'était le début du retour du capitalisme en URSS, mais il fallait encore, pour un certain temps, faire croire au monde entier que l'URSS de Khrouchtchev était toujours socialiste].
     
    Cette bipolarisation des rapports était impossible avec Staline. Sa mort en 1953 est donc une aubaine pour beaucoup de membres du parti dont Khrouchtchev qui allait prendre l'URSS en main. Paradoxe : les factions communistes à l'étranger, dont celle de la France, pleuraient un homme dont les plus proches de Staline se réjouissaient de sa disparition [NDLR : Et pour cause, ce sont eux qui ne rêvaient que d'une chose : Remettre l'URSS dans la voie du capitalisme].
     
    La question est de savoir si sa mort n'aurait pas été un peu provoquée ?
     
    Plusieurs récits existent sur la lente agonie de Staline. Celui-ci souffrait depuis plusieurs années d'athérosclérose et Khrouchtchev raconta dans ses mémoires que le camarade Staline avait finalement succombé à une attaque cérébrale.
     
    Pourtant, deux témoins présents au moment des faits témoignent d'une autre hypothèse, que le successeur de Staline avait tout intérêt à ne pas divulguer en cas de véracité : un empoisonnement.
     
    La scène se passe au soir du 5 mars 1953. Staline souffre toujours autant.
     
    Plusieurs jours auparavant, les domestiques l'avaient retrouvé inconscient sur son tapis et depuis, il alternait les moments de conscience et d'inconscience. Il réunit autour de lui des fidèles : Lavrenti Beria, Gueorgui Malenkov et Viatcheslav Molotov.
     
    Staline s’assoit dans son fauteuil en geignant. La douleur est de plus en plus insupportable. Béria, inquiet veut appeler un médecin. « Etot nienada ! » (« ce n'est pas nécessaire ! ») lui rétorque alors Staline qui reprend un peu de sa contenance. Portant ses gros doigts à sa moustache blanchie par les années, (...) Staline regarde le plafond (...). Un temps pensif, Staline reprend ses esprits et demande :
     
    • Qui m'a donné le verre de cognac que j'ai bu sans réfléchir ?
    • Viatcheslav Mikhaïlovitch, réplique immédiatement Béria qui se souvient à présent d'avoir vu Molotov aller au buffet et donner à boire à Staline alors à moitié conscient.
    • Donne-moi ce verre, ordonne Staline, et vite ! C'est essentiel !
     
    Le verre n'est plus là... et Molotov non plus …
     
    Staline n'est pas étonné. (...). Un sourire semble se dessiner sous sa moustache mais ses yeux sont dénués d’expression comme si la vie l'abandonnait déjà... (...) C'est avec un ton rempli de sagesse, presque paternel, que Staline demande à ses deux derniers collaborateurs de se rapprocher.
    • Maintenant, écoutez-moi attentivement. C'est probablement la dernière fois que je parle, à vous ou à quiconque. J'ai encore quatre heures ou deux jours à vivre. Cela dépend du poison qu'il m'a administré...
    • Comment peux-tu affirmer cela ? Questionne Béria qui ne comprend pas pourquoi, Molotov, un proche de Staline, aurait fait cela.
    • Le verre qui a disparu est une preuve suffisante, répond Staline, s'il ne m'avait pas donné de poison, il aurait laissé ce verre à sa place.
     
    Staline mourut dans la nuit.
     
     
    L'ARTICLE DE SPUTNIK :
     

    Joseph Staline, le dirigeant de l’URSS, est mort il y a 60 ans, le 5 mars 1953, dans sa résidence des environs de Moscou. Le guide soviétique âgé de 74 avait officiellement succombé à une hémorragie cérébrale, mais bientôt, une rumeur courut, mettant en cause des membres hauts placés du gouvernement soviétique. Plus tard, les nouvelles autorités ont ouvertement déclaré que Staline avait été victime d’un complot monté par le chef des services spéciaux soviétique Laurenti Beria. Mais que s’est-il passé en réalité ?

    Le soir du 28 février, Staline avait réuni dans sa datcha plusieurs membres du bureau politique du parti communiste, dont Beria et Nikita Khroutchev. On ignore de quoi il avait été question mais on sait que leur entretien avait duré jusqu’à 4 heures du matin. Les fonctionnaires partis, Staline s’est rendu dans sa chambre. Les gardes du corps du guide ont commencé à s’inquiéter dans l’après-midi du 1er mars parce que Staline ne sortait pas de ses appartements et ne convoquait personne. C’est que, d’après le règlement, ils n’avaient pas le droit de pénétrer chez le guide sans être convoqués. Finalement, un garde s’est décidé à pénétrer chez Staline vers 23 heures pour découvrir le guide gisant au sol. Il était vivant mais incapable d’articuler un seul mot. Apeurés, les gardes ont couché Staline sur un canapé et se sont mis à appeler Beria dont l’autorisation était nécessaire pour convoquer les médecins.

    Beria demeura longtemps introuvable (fait étrange en tant que tel) et les autres membres du BP avaient peur d’assumer la responsabilité. Le chef des services spéciaux finalement retrouvé, est venu à la datcha et est rentré dans la chambre où Staline gisait inanimé. On connaît la suite des événements dans la résidence du guide d’après les dépositions fragmentées et incomplètes des témoins oculaires, souvent contradictoires. D’après certains d’entre eux, Beria aurait refusé de convoquer les médecins en découvrant le guide impuissant : « Voyons, surtout pas de panique ! Ne voyez-vous pas que le camarade Staline dort ? Allez-vous-en tous! ».

    Ainsi, Staline est resté seul toute la nuit à moitié paralysé et sans aucun secours. Ce n’est que le matin du 2 mars que Beria a donné l’ordre de faire venir les médecins. Les membres du bureau politique se sont réunis dans la journée autour du guide immobile mais encore vivant. Les médecins s’affairaient autour du mourant et Beria ne cessait de leur demander à voix haute : « Garantissez-vous la vie du camarade Staline ? Comprenez-vous la responsabilité que vous assumez pour sa santé ? » Les témoins se souviennent que ce jour-là Beria avait l’air d’être sûr qu’il allait succéder à Staline. Il s’approchait souvent du mourant et le regardait longuement en face comme s’il guettait son dernier souffle. Pareil à un prince héritier au chevet du tsar mourant, il demandait : « Camarade Staline, il y a ici tous les membres du bureau politique, dis-nous quelques chose ». Mais le « tsar » mourant ne pouvait plus rien dire. La fille de Staline, Svetlana Alliloueva, se souvenait des dernières minutes de la vie de son père. Le 5 mars, il ouvrit soudain les yeux, promena son regard sur l’assistance et leva le bras gauche dans un geste menaçant, comme s’il eût voulu monter quelque chose tout en haut. Le guide soviétique s’éteignit quelques instants plus tard.

    Beria ne parvint pas à s’emparer du pouvoir. Il fut arrêté le 26 juin 1953 et fusillé peu de temps après tout comme ses proches collaborateurs au ministère de la sécurité d’État. Nikita Khroutchev succéda à Staline et, une fois éliminé le concurrent dangereux, accusa Beria et ses sbires du complot et de l’assassinat de Staline. Comme le chef de la sécurité d’État et ses hommes étaient déjà morts, il était facile de les accuser de quoi que ce soit.

    Nous ne pouvons pas savoir aujourd’hui au juste si Staline a été victime d’un complot monté par Beria ou s’il est mort naturellement. Il se peut aussi que le complot ait réellement existé mais ce n’était pas Beria qui en tirait les ficelles. On sait en revanche que la mort de Staline a provoqué des rivalités de pouvoir au sein de la direction soviétique perdues par Beria et gagnées par Khroutchev. Mais il est connu que l’histoire s’écrit par les vainqueurs.

    Source : https://fr.sputniknews.com/societe/201409251022941883-les-mysteres-de-l-histoire-russe-la-mort-de-staline/

    COMMENTAIRE DU CAMARADE TML :

    Bonjour, camarade

    Le fait que Staline ait été assassiné ne fait guère de doute pour la plupart des historiens russes qui se sont sérieusement penchés sur la question.

    Aucun, cependant, ne prétend être parvenu à une conclusion définitive à ce sujet.

    Toutefois, je n'ai jamais encore trouvé, au cours de mes recherches dans la documentation russe sérieuse, une version de l'histoire qui incrimine Molotov !

    Il n'y a rien pour la rendre crédible, et ce qui nous est rapporté ici semble tout à fait fantaisiste.

    Déjà, il n'est jamais attesté par aucune source sérieuse que Staline eut été spécialement mal dans les heures ou les jours précédant son décès.

    Molotov n'avait aucun mobile réel pour cet acte. Les quelques désaccords entre lui et Staline n'avaient rien de réellement antagonique.

    Selon les versions les plus sérieuses, les charges se partagent entre Khrouchtchev et Beria, directement ou non.

    Il semble y avoir eu une alliance Beria-Malenkov-Khrouchtchev vers la fin des années 40, contre Jdanov, et qui a abouti à la mort de Jdanov, en 1948, directement ou non.

    Toutefois, comme la suite l'a montré, cette alliance n'était pas vraiment solide. Avait-elle déjà éclaté avant la mort de Staline, c'est une question importante et également irrésolue pour comprendre la situation à ce moment.

    Beria est un "suspect" assez sérieux dans la mesure où il risquait de fait d'être impliqué officiellement dans la mort de Jdanov via l'affaire dite "des blouses blanches" en français.

    Mais c'était peut-être aussi le cas des deux autres...

    Quoi qu'il en soit, il est généralement admis que Beria a officiellement détruit le dossier de cette affaire peu après la mort de Staline.

    On n'en connaîtra donc jamais le contenu exact...

    Mais au final, Beria a lui-même été assassiné, en fait, a une date variant selon les sources, et sans avoir pu s'exprimer réellement devant un tribunal public, en tous cas, même si la version officielle de sa mort est la bonne.

    Il n'est donc pas à exclure qu'il savait avec précision qui était responsable de la mort de Staline, détenait des preuves, et qu'il devenait donc gênant pour son ou ses assassins...

    C'est une version qui est défendue par une partie des historiens russes et qui aboutit donc à faire porter la responsabilité du crime à Khrouchtchev, en pratique.

    Même si la responsabilité de la mort de Jdanov apparaissait partagée entre les trois dans l'"affaire des blouses blanches", ce qui est probable, il pouvait effectivement se débarrasser du dossier dans la mesure où il aurait eu des preuves spécifiquement accablantes contre Khrouchtchev à propos de la mort de Staline.

    Je n'ai pas d'avis personnel définitif là dessus, mais c'est cette dernière version qui me parait le mieux tenir la route, jusqu'à preuve du contraire, et d'une éventuelle implication irréfutable de Beria.

    Amicalement,

    TML

    « - RETOUR SUR LA « PERESTROÏKA » DE GORBATCHEV : UNE FAUSSE CONTRE-RÉVOLUTION !- Sur la terreur rouge, la tyrannie révolutionnaire, et le mythe de la séparation des pouvoirs »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :