• - Pourquoi parle-t-on toujours du pacte germano-soviétique et jamais des pactes franco et germano-britanniques ? (Avec vidéo)

    affiche ukraine CISC anticommunisme antifascisme euro fascisation

    2015 – 1945 : il y a 70 ans l’Union Soviétique apportait la contribution principale et décisive à la victoire contre le fascisme et libérait l’europe du nazisme. A la libération une majorité de français savaient cela. 70 ans de guerre froide et de bourrage de crane dans le camps capitaliste occidentale ont pourtant fait oublier cela ; Afin de disqualifier l’URSS, il est d’ailleurs d’usage courant dans les médias et chez les bien-pensant de faire comme si l’URSS avait été un temps un allié de l’URSS, en brandissant le pacte germano soviétique.

    On observera que personne ne reproche aux USA leur entrée en guerre tardive ainsi que le commerce massif qu’ils ont entretenu avec l’Allemagne nazie.

    Pourtant, les faits sont tétus et la chronologie implacable. Si l’URSS a du signer le pacte germano soviétique, c’est contrainte et forcée en raison des alliances entre les puissances occidentales et l’Allemagne nazie. Jugez plutôt...

    Liste des années au cours desquelles des états ont conclu et signé avec l’Allemagne nazie d’Hitler des accords ou pactes :

    • 1933 : GB France italie – Pacte des quatre
    • 1934 Pologne – pacte Hitler Pilssoudski
    • 1935 GB accord naval anglo allemand
    • 1936 Japon allemagne – pacte anti komintern
    • 1938 septembre : GB pacte de non agression
    • 1938 décembre, France Pacte de non agression
    • 1939 mars Roumanie – accord économique
    • 1939 mars Lettonie – pacte de non agression
    • 1939 mai Italie – pacte d’Acier
    • 1939 mai Danemark- Pacte de non agression
    • 1939 juin Estonie – pacte de non agression
    • 1939 juin Lithuanie – pacte de non agression
    • 1939 aout URSS – Pacte de non agression

    Dès 1938 la France et la Grande Bretagne avaient signé des pactes de non agression avec l’Allemagne nazie.

    L’URSS ne se résoudra au pacte germano-soviétique que bien après avoir proposé et attendu en vain que la France et la Grande Bretagne répondent à sa proposition d’alliance militaire, après les accords de Munich, après que ces dernières aient signées elles même des pactes de non agression (Bonnet-Ribbentrop par exemple pour la France).
    Rappelons que le pacte Bonnet-Ribentrop permettait l’amélioration de la coopération économique entre le capital français et le capital allemand, avec notamment des livraisons importantes de matières premières, ainsi qu’un débouché pour les productions industrielles allemandes, participant ainsi directement au réarmement de l’Allemagne nazie.

    En 1938, il y a 78 ans : Ribbentrop et Bonnet signent le pacte d’amitié franco-allemand

    Le 6 décembre 1938, durant une visite en France, le ministre allemand des Affaires étrangères Joachim Von Ribbentrop signait la Déclaration d’amitié franco-allemande avec son homologue français Georges Bonnet. C’était un signal de plus à l’attention du pouvoir nazi que les grandes puissances occidentales chercheraient à éviter la guerre. Le pacte en soi avait peu d’importance que ce soit du point de vue militaire, diplomatique ou économique.

    Plus tard, Ribbentrop allait affirmer que Bonnet lui avait promis que la France reconnaîtrait la sphère d’influence exclusive de l’Allemagne sur toute l’Europe orientale. Ribbentrop interpréta l’affirmation par Bonnet de son manque d’intérêt pour l’Europe de l’Est comme signifiant que la France laisserait les mains libres à l’Allemagne en Pologne. Bonnet faisait partie d’une fraction de l’élite dirigeante française qui préférait la détente avec l’Allemagne et le retrait de ses engagements militaires pris avec la Pologne. Bonnet nia par la suite les affirmations de Ribbentrop.

    Si Ribbentrop percevait des signaux positifs de la part du gouvernement français, il ne reçut par ailleurs qu’un accueil très froid à Paris. « Quand Ribbentrop traversa Paris en voiture, les rues étaient complétement désertes, » écrit William L. Shirer dans Le Troisième Reich, des origines à la chute : Une histoire de l’Allemagne nazie. « Plusieurs ministres du gouvernement et d’autres personnalités de la politique et de la littérature française (…) refusèrent de participer aux mondanités organisées pour le visiteur nazi. »

     

     

     
    « - Kroutchev a menti : le débat (2 Vidéos)- Cuba : qui a changé ? »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :