• - Mon chemin vers Staline, par Youri BELOV

    Publié dans le journal La Pravda No 142 (30929) du 20-23 décembre 2019

    Source : https://gazeta-pravda.ru/issue/142-30929-20-23-dekabrya-2019-goda/moy-put-k-stalinu/

    Traduction de M. Dunlop


    "Je suis de la dernière génération stalinienne. Quand, en 1961, Nikita Khrouchtchev «a dénoncé le culte de la personnalité» du grand dirigeant soviétique, ce dont nous parlerons plus bas, j’avais dix-sept ans (1). On aurait pu imaginer que l’esprit de l’éducation stalinienne demeurerait inébranlable en moi, ainsi que chez les gens de ma génération.


    Hélas, des doutes sur la légitimité historique de Staline m’ont rendu visite plus d’une fois et, d’ailleurs, je ne suis pas le seul. A ma grande honte, je dois avouer que cela s’est surtout produit pendant les années de la maudite perestroïka de Gorbatchev.
    Un coup asséné contre ce que j’avais de plus cher dans ma jeunesse.


    Staline est entré dans mon âme d’enfant pendant les années de la Seconde Guerre mondiale. Il ne serait pas exagéré de dire qu’il était aimé de tout le monde comme un membre de la famille, et son nom était synonyme de foi en la victoire de notre patrie soviétique.


    Ma famille a été évacuée de Leningrad assiégée vers la ville de Molotov (aujourd’hui Perm), où ma mère devint contremaître dans un atelier de couture où l’on recevait du front les uniformes des blessés pour qu’ils soient remis en état et renvoyés au front. Je me souviens qu’un jour ma mère est rentrée du travail avec un portrait de Staline. Il a été placé entre deux fenêtres de la petite pièce dans laquelle vivaient six personnes: notre mère et ses cinq enfants.


    Chaque matin, quand je me réveillais, je regardais le demi-profil stalinien plissant des yeux gentils et sages. Staline était alors pour nous, comme Pouchkine: notre tout. Bien sûr, nous ne connaissions pas ces mots ni ne prononcions de tels mots, mais nous sentions quelque chose de grand et de fort dans le mot «Staline»."

    Pour lire le texte en entier (10 pages), téléchargez le PDF ci-dessous :

    Télécharger « mon chemin versSYouri Belov.pdf »

    Un commentaire du camarade TML :

    Un très bon texte, effectivement.  

    Une leçon essentielle à en tirer :

    Le manque de formation des cadres et des militants y apparaît nettement comme le facteur essentiel de la dégradation du fonctionnement du parti, qui a grandement favorisé la progression des révisionnistes.  

    Malheureusement, cela a commencé du vivant de Staline, ce qui ressort également du récit.

    Du reste, Staline lui-même en était relativement conscient et y fait nettement allusion dans l'un de ses textes, me semble-t-il. Même si, à l'instant, je ne retrouve pas cette référence.  

    Il est donc essentiel de considérer la formation aux fondamentaux et à leur application dans la pratique comme le facteur premier de la reconstruction du parti.  

    Faute de quoi, le cycle de dégénérescence révisionniste se reproduira inévitablement, faisant d'un embryon de parti un avorton, en fait !  

    Bien à toi,  

    Amicalement

    TML

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