• - L'écologie dans l'URSS de Lénine et Staline et son abandon à partir de Khrouchtchev (révisionisme et restauration progressive du capitalisme)

    L’écologie réelle - Capitalisme ou socialisme ?

    Intervention de Guillaume Suing, suivie d'un commentaire du camarade TML et d'une critique du révisionnisme de SUING

     Concernant la question de l’écologie, un travail important reste à accomplir dans le mouvement communiste. Cette question semble apparemment assez neuve, mais elle est aussi très ancienne pour ceux qui prennent la peine de rechercher quel est l’héritage du mouvement communiste sur la question, et cette recherche nous fait découvrir des choses qui sont très déstabilisantes.

     

    Je repère deux attitudes vis-à-vis du mouvement écologiste. Tout d’abord, le positionnement de certains communistes qui sont un peu dans le déni, c’est-à-dire que pour eux, l’écologie ne représenterait qu’un mouvement politique, celui des "Verts" qui est une nouvelle forme de réformisme, et contre lesquels il faudrait mettre en avant le fait que l’agrochimie est une bonne chose, que le climat n’est pas impacté, etc…

    Cette position particulière est celle du déni, du repli identitaire, refusant d’observer ce qui se passe dans les pays du sud par rapport à cette question. Et puis il y a une autre attitude, qui me semble être tout aussi erronée, qui est celle qu’on appelle écosocialiste.

    Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, car l’écosocialisme est souvent une affaire de philosophe ou de théoricien des idées politiques, qui recherchent chez Marx lui-même, dans la lettre, comment Marx aurait quand même vu la question écologique, aurait parlé de la nature, car finalement, ce serait après, que le mouvement communiste aurait manqué la question.

    Selon ce que je comprends dans l’écosocialisme, il faudrait repérer là où Marx n’aurait pas tout dit sur sa théorie, y compris sur la question de l’environnement, ou, au mieux, Marx aurait dit des choses, mais qui auraient été oubliées dans l’héritage du socialisme réel, dans le camp socialiste.

     

    Dans les deux cas, je pense qu’il y a une ignorance qui s’explique par le fait qu’on a souvent traité la question de l’agronomie, par exemple, sur la défensive.

    Dans l’après-guerre, il y a eu une grande période d’agriculture intensive qui s’est généralisée à l’ensemble de l’occident, et y compris même en URSS à partir d’une certaine époque, et cette agriculture intensive a été triomphale, écrasant toute autre forme de pensée agronomique, jusqu’à devenir une forme d’héritage théorique et culturel dans le mouvement communiste.

    En vérité, si on examine attentivement comment, depuis 1917, a été traité l’environnement en URSS, on se rend compte que la question n’était pas du tout abordée de la même façon dans la première époque de l’Union soviétique que dans la seconde période d’après-guerre.

    Le clivage entre les deux époques est lui-même mal connu.

    Par exemple, un universitaire comme Paul Ariès par exemple, qui est un décroissant, lyonnais de surcroit, a concédé dans un livre relativement récent, qu’effectivement, la question écologique était présente dans les idées révolutionnaires de 1917, et que c’est dans le passage entre la période léniniste et ce qui a suivi, qu’il y a eu un abandon total de ces questions ; ce en quoi il se trompe lourdement, et ce, pour des raisons d’ignorance scientifique.

    Il faut considérer qu’en Union soviétique, pendant une certaine période, il y a eu effectivement une politique de protection de l’environnement très importante, avec notamment le décret de Lénine en 1921 de "protection des jardins et des parcs", décret qui a permis de développer de véritables réserves naturelles intégrales, de haut niveau, les zapovednik [1], réserves favorisées par l’immense territoire que couvre la Russie et son extrême diversité, et qui existent encore de nos jours.

     

     

    Il y a cette dimension, mais pas seulement, car il y a aussi la dimension de l’agriculture qu’il faut découper en deux périodes, d’après ce que j’ai pu étudier d’un point de vue scientifique. La première est celle de l’agrobiologie qui était dominante en Union soviétique [ndlr : jusquà la mort de Staline], l’autre période est celle où l’agrochimie a pris le dessus à partir des années 50-60 [ndlr : Avec l'arrivée au pouvoir des révisionnistes et le retour progressif au capitalisme].

    Lorsque l’on parlait d’agrobiologie, n’importe quel écologiste, aujourd’hui, tomberait de sa chaise en se rendant compte qu’à l’époque, cela signifiait être contre les produits chimiques ; et ceci jusque dans les années 1952-53-54.

    Les soviétiques étaient contre les produits chimiques et pour une agriculture extensive. Il faut dire que leur problématique numéro un était de fertiliser des territoires de plus en plus grands, ce qui va à l’inverse de l’agriculture intensive qui consiste, comme en Europe où les territoires sont limités, à doper à mort les terres agricoles déjà existantes.

    En URSS, la question était de comment fertiliser les sols qui ne le sont pas encore ; et c’est la raison pour laquelle la pédologie, la science des sols, compte des russes parmi ses pionniers, et ce même avant 1917, des scientifiques qui se sont illustrés par des grandes avancées dans ce domaine. Mais il ne s’agit pas de science des sols du point de vue agrochimique, ni pour comprendre comment faire pousser des plantes le plus vite possible, cette démarche scientifique devait servir à savoir comment protéger le sol de façon durable, y compris en respectant les différentes sortes de vies qui y prospèrent, comment on arrive à avoir des cultures qui soient particulières à chaque région et chaque type de sol.

    C’est une science en tant que telle et qui a été mise en avant en URSS depuis les années trente. S’il y a eu des querelles entre agrochimistes et agrobiologistes, ce qui est le plus étrange dans cette histoire, il faudrait peut-être même insister là-dessus, c’est que, dans les années trente-quarante, alors qu’en occident, on était au point de départ de l’agrobusiness et de l’agrochimie, le boom s’étant fait après la guerre tout simplement parce qu’il y a une liaison étroite entre l’industrie militaire qui produit des explosifs et l’industrie chimique qui produit les engrais, l’Union soviétique avait choisi en 1948 de faire un grand plan de transformation de la nature à une échelle qui dépasse en superficie, la France le Benelux et l’Allemagne, sur un territoire immense, dans lequel on a essayé de fertiliser les sols par l’agrobiologie, mais que l’on appellerait aujourd’hui l’agroécologie, qui préconise l’utilisation de bandes forestières.

    Il faut savoir qu’aujourd’hui, le top de l’agroécologie pour les Verts, c’est l’agroforesterie, c’est-à-dire le fait d’équilibrer l’agriculture par la culture des forêts dans lesquelles il y a beaucoup de formes de vie qui seraient auxiliaires de culture par rapport à la paysannerie. Et donc l’objectif pour les soviétiques était de faire des bandes forestières sur des territoires gigantesques en misant dessus pour fertiliser les sols plutôt que sur les produits chimiques : en 1948, dans une Union soviétique en ruine, on mise sur l’agrobiologie et pas du tout sur l’agrochimie. Il faut lire les traités scientifiques occidentaux des années 60-70, écrits par exemple par des gens comme Jacques Monod (biologiste français lauréat du Prix Nobel en 1965), qui se moquaient du retard "médiéval" de l’Union soviétique refusant de se soumettre au triomphe des pesticides et des engrais chimiques.

    Et puis, il y a eu un basculement ; Khrouchtchev a été le point de départ d’une période au cours de laquelle les soviétiques se sont alignés sur le modèle américain, de manière très politique, en se disant « on va faire mieux », cela s’est passé essentiellement dans les années soixante.

    C’est pourtant dans ces années-là que l’on a commencé à parler de tous les désastres écologiques que l’on connait aujourd’hui… comme étant, soi-disant, l’héritage polluant de l’Union soviétique ! On pense à la mer d’Aral, on pense aux sols pollués au DDT de la Moldavie, etc…

    En fait, tout cela vient d’une deuxième période agricole de l’Union soviétique qui a voulu s’inspirer du "modèle" occidental, et cette période vient après la première qui s’est poursuivie jusqu’après guerre. J’arrêterai mon développement ici, mais pour en savoir plus, vous pouvez vous rapporter à mon ouvrage [2].

    A l’échelle politique, il est important de rappeler plusieurs choses qui recoupent à la fois la question du socialisme réel et cette question de l’écologie.

    Tel qu’on l’aborde aujourd’hui, l’écologie serait une question qui relèverait de la volonté, c’est-à-dire qu’il faudrait être plein de bonnes intentions, et chacun, de façon citoyenne, devrait changer son mode de vie. Et c’est au travers de cette approche que l’on finit par culpabiliser "tous ceux qui roulent en diesel", en réalité, le peuple.

    Historiquement, il faut se poser des questions sur l’existant.

    Aujourd’hui, Cuba est un pays qui a reçu en 2006 de la FAO, donc de l’ONU, le prix du premier pays à développement durable. C’est un concept qui semble très "bobo", le développement durable, mais que veut-il dire très concrètement ? Et bien cela veut dire tendre vers la plus faible empreinte écologique et le plus haut indice de développement humain ; en gros, cela signifie qu’il y a le pouvoir d’achat nécessaire pour acheter du bio, et donc ce n’est pas ici, en Europe. Il y a d’autres prix qui ont été décernés à Cuba, comme celui du WWF [3], etc… Comment se fait-il que les Verts n’en parlent jamais ? Pourquoi ne disent-ils pas que, par ailleurs en Chine, sur un autre domaine qui est celui de l’énergie, de la transition énergétique comme on dit, la Chine ayant beau être l’usine du monde du fait des délocalisations des pays industrialisés en dégénérescence, est aussi le leader de toutes les productions d’énergies alternatives, de très loin, car ce n’est pas globalement par rapport à sa population, mais par habitant. Il y a quelque chose d’objectif et que l’on refuse de dire, à tel point que lorsque l’on remarque que tel pays a avancé dans le palmarès de production d’énergie éolienne ou solaire, il s’agit d’un palmarès hors Chine, car la Chine est toujours première et on l’exclut de fait. C’est un pays dont l’héritage vient de ce qui était appelé le camp socialiste, il y a une certaine époque.

    Également, le Vietnam vient d’interdire le glyphosate sur son territoire, et il est sous le coup d’une démarche de sanction de la part de l’OMC sous demande des États-Unis ; le Vietnam ne s’est pas converti à l’agroécologie, mais il y a des signes.

    L’état du Kerala, en Inde, dirigé par une coalition menée par le parti communiste indien, s’est aussi illustré par des mesures d’agroécologie, et ce n’est pas un hasard, il y a des raisons politiques à cela.

    Personnellement, en tant que matérialiste, je fais bien plus confiance à des pays qui ne s’affirment pas écologistes, mais qui le font, contrairement aux pays qui ne font que parler de ça et qui viennent, par exemple, de voter le CETA aujourd’hui.

    Comment se fait-il que des pays qui ne se sont jamais affirmés comme écologistes, œuvrent bien plus vite et bien plus fortement sur ces questions que les pays dont on parle aujourd’hui ?

    D’abord il y a une nécessité, et puis il y a une faisabilité.

    Point de vue nécessité, on peut prendre l’exemple de Cuba, mais ce n’est pas le seul ; Cuba est encerclé par les pays capitalistes et subit leur blocus, un peu comme l’URSS à une certaine époque, et dans ce cas, c’est bien la question de la souveraineté nationale qui préside au développement de l’agroécologie. Rappelons-nous que l’agriculture cubaine était une agriculture intensive au départ, puisque la révolution cubaine date de 1959 et qu’à cette date, l’Union soviétique était déjà convertie à l’agrobusiness ; les cubains se sont alors alignés dans le cadre d’une sorte de partage du travail, y compris agricole, dans le camp socialiste.

    Mais à partir du moment où le partenaire soviétique disparait, il faut trouver les voies et moyens d’assurer une souveraineté nationale contre l’impérialisme étasunien ; or la première base pour assurer la souveraineté nationale est de nourrir le peuple.

    Cuba considère que le sol cubain est une richesse nationale, de premier plan : peut-on faire n’importe quoi avec ? On sait très bien que les pesticides et les engrais chimiques boostent l’agriculture les premières années, mais à long terme, détruisent le sol.

    Donc Cuba est confronté à la question de la nécessité vitale d’avoir un système durable par une agriculture durable. Et c’est cette nécessité qui a fait d’eux les leaders actuels de l’agroécologie, alors que ce n’est pas pour autant le paradis de l’agriculture. Il y a de nombreux problèmes, mais qui s’illustrent par des avancées très importantes que beaucoup de gens, d’écologistes de par chez nous, devraient leur envier.

    La faisabilité est finalement assez simple, mais c’est la première chose qu’il faut avancer face à un écologiste qui refuse de parler du lien entre la question écologique et le système socialiste. Dans le système socialiste, c’est l’État et donc le peuple qui détient l’ensemble du territoire, qui possède la terre.

    A Cuba, il y a la liberté de rediviser les parcelles comme ils le veulent, selon une planification à long terme, avec une distribution à des collectifs de travail, un peu comme si on avait affaire à des "kolkhozes" ; rappelons-nous qu’en URSS, il y avait énormément de kolkhozes et qu’ils étaient majoritaires jusqu’à la fin ; ce ne sont pas des structures totalement privées, ce sont des collectifs de travail, des coopératives.

    Ces coopératives fonctionnent parce qu’il n’y a pas de loyer, il y a un usufruit gratuit, l’État prélevant seulement une partie de la production (10 à 20%) pour la vendre aux habitants dans les quartiers urbains. Les productions sont "bio" car l’usage des engrais chimiques et des pesticides est drastiquement réduit, voire interdit, ce qui n’est pas possible d’un point de vue législatif dans les pays capitalistes où les lobbies industriels dominent.

    Cuba est un pays qui n’a pas de lobbies liés à l’agrobusiness pouvant imposer leur loi, où la terre est possédée par l’État, mais au-delà de la superstructure, il y a encore plus important. Pour développer une agroécologie, les idées dominantes font penser que ce serait un retour au moyen-âge, que lorsqu’on arrête de déverser des engrais chimiques et des pesticides, on revient à l’état de nature, alors qu’en réalité, et je vous le dis en tant que biologiste, l’agroécologie, c’est plus de sciences.

    En effet, la compréhension du fonctionnement du sol de manière durable et de la façon dont il peut produire suffisamment de nourriture, relève d’un autre investissement que de seulement déverser des sacs de pesticides et d’engrais chimiques, c’est beaucoup plus compliqué. En réalité, il faut donc plus de sciences, et s’il faut plus de sciences, les paysans doivent pouvoir assimiler cette culture pour devenir les agronomes de leur propre terre. Il leur faut donc un niveau scolaire suffisant, et c’est le cas à Cuba, car il y a un système éducatif qui permet à la population d’avoir de telles capacités culturelles.

    Et ce n’est pas simple, car les paysans qui ont toujours vécu dans un système d’agriculture intensive, peuvent avoir peur de ce qui va se passer lorsqu’ils arrêteront et qu’ils commenceront un autre système agricole. Également, ces nouvelles pratiques nécessitent un système universitaire conséquent. C’est le cas puisqu’on forme à Cuba des agronomes, qui irriguent la totalité du territoire et qui fonctionnent en réseau avec les paysans pour leur donner le savoir nécessaire et pour donner à l’agriculture cubaine les avancées qu’elle connait aujourd’hui.

    Et cela ne concerne pas que la seule culture de la canne à sucre, historiquement la monoculture de l’île, mais aujourd’hui, une grande diversité de cultures alimentaires qui couvrent environ 75% des besoins en fruits et légumes de la population, ce qui est énorme dans le contexte de l’Amérique latine et du blocus. Les cubains sont connus pour leur savoir-faire en matière médicale, leurs médecins savent voyager pour faire jouer la solidarité internationaliste, et bien c’est aussi le cas, même si c’est moins connu, pour leurs agronomes et leur savoir-faire en matière d’agroécologie avec les pays d’Amérique latine.

    En URSS, durant la 2ème guerre mondiale, l’état de l’économie était tellement catastrophique que le même genre d’expérience a existé, celui de subdiviser les parcelles sur lesquelles on comptait des collectifs de travail plus petits afin de diversifier la production. Il y a donc comme une sorte d’héritage entre d’une part le passé soviétique, mais pré-Khrouchtchévien, et ce qui se passe aujourd’hui à Cuba, une sorte de redécouverte, consciente ou non, par la nécessité de trouver des voies et moyens de protéger un environnement qui en réalité fait partie des richesses nationales de ces pays soucieux de leur souveraineté nationale contre l’impérialisme.

    Aujourd’hui, j’ai vu sur Internet qu’il existe des écologistes en Russie, qui luttent contre la construction d’une autoroute détruisant les restes des bandes forestières qui avaient été plantées dans les années 40-50 avec le grand plan de transformation de la nature ; ces écologistes russes, peut-être même sans savoir de quoi il s’agit, se sont rendus compte que les paysans qui vivent à proximité de ces bandes forestières, avaient une agriculture plus résiliente que partout ailleurs dans les années mauvaises, et que c’était un atout pour l’agriculture écologique sur place.

    En fait, le pied de nez, c’est que ces écologistes se battent pour protéger des prédations immobilières actuelles, un vieux vestige, un acquis de l’écologie réelle datant de l’URSS [ndlr : Avant sa destruction par Khrouchtchev !].

    Si la politique agro-écologique fonctionne à Cuba, c’est aussi parce que, à la base, la paysannerie est organisée en syndicat, l’ANAP (Asociacion nacional de agricultores pequenos), syndicat des petits paysans cubains, qui appartient à une structure internationale, Via Campesina (La Voie Paysanne), qui a réussi un prodige à Cuba par le biais de la campagne "campesino a campesino" qui signifie la transmission du savoir agricole de paysan à paysan et qui a entrainé 130.000 familles.

    C’est une mutualisation du savoir permettant de rendre sereins les paysans et de les rassurer sur ce qu’ils peuvent faire, ce qu’il faut éviter ; cela s’est traduit par l’existence de véritables écoles d’agronomie implantées dans les moindres recoins du territoire cubain. Ce mouvement a commencé au Nicaragua à une toute petite échelle, et l’ANAP, syndicat très organisé, très représentatif, lui a donné une dimension nationale à Cuba par un effort politique important, et a accompli quelque chose de fondamental qui n’est peut-être pas reproductif ailleurs ; en effet, dans un contexte où la paysannerie n’est pas organisée, il est vraisemblable qu’elle le rejetterait, car imposer par l’état a des limites, le fait que ce soient les paysans qui en ont été acteurs est à l’origine de leur réussite.

    J’ai fait plusieurs conférences en Tunisie auprès de paysans qui sont sur d’autres problématiques, et là on voit vraiment le rôle joué par l’impérialisme dans un pays semi-colonial, semi-féodal, dans un pays qui va passer sous le joug d’un traité en train d’être signé avec l’Union européenne, l’ALECA (Accord de Libre Echange Complet et Approfondi) ; on comprend bien que ce n’est pas du socialisme. Cet accord est une véritable catastrophe pour l’agriculture tunisienne puisqu’il va transformer l’agriculture tunisienne en un super marché.

    Par exemple, il va pousser à la culture de la fraise qui consomme beaucoup d’eau, alors que le pays a de gros problèmes de distribution d’eau qui pourrait être utilisée par les collectifs de travail existants, ressemblant aux collectifs cubains, qui sont harcelés par le pouvoir tunisien et indirectement, via cet accord, par le gouvernement français et l’Union européenne, afin de les empêcher de mener des politiques à caractère agro-écologiques. Pourquoi ? Et bien parce que la monoculture, qui est destinée à l’exportation, est totalement incompatible avec toute forme d’agro-écologie, de polyculture, pour nourrir les habitants ; c’est pourtant de quoi dépend principalement la paysannerie tunisienne.

    On a donc là deux exemples, l’agriculture cubaine et la tunisienne, qui sont diamétralement opposés sur cette question.

    Pour conclure, je pose la question de savoir pourquoi l’écologie intéresse tant les pouvoirs en place ? Pourquoi trouve-t-on autant de députés macronistes dans les manifestations pour le climat ? A priori, cette démarche ne semble pas dans une logique révolutionnaire.

    Cette démarche s’appuie sur la question de la décroissance, c’est-à-dire que le lien direct est fait entre la décroissance et le respect de l’environnement, comme si l’homme était face à la nature et qu’il lui était fondamentalement hostile, dans une théorie antihumaniste ou humanophobe, où l’homme serait une espèce vouée à détruire son environnement, la planète ; ce point de vue mortifère et anti-progrès amène à penser que c’était mieux avant, et que tout cela serait de la faute à la science, à l’industrie.

    Et bien non, pour les pays du sud qui sont confrontés à leur survie face à l’impérialisme, il y a un double problème de production nationale et de durabilité de cette production ; ce qu’ils veulent, ce n’est pas "l’austérité heureuse", mais leur développement dans le cadre de leur indépendance et de leur souveraineté nationale.

    Guillaume Suing
    Intervention aux Rencontres internationalistes de Vénissieux 2019

    [1] 19 en 1937, 27 en 1940 et 31 en1948.

    [2] Guillaume Suing, "L’écologie réelle – Une histoire soviétique et cubaine", Editions Delga, 2018, 212 p.

    [3] Le WWF ou Fonds mondial pour la nature est une organisation non gouvernementale internationale créée en 1961, vouée à la protection de l’environnement et au développement durable.

    Documents joints :

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    Commentaire du camarade TML :

     

    Dans cet article, Suing ne tente pas ouvertement d'introduire sa "théorie" pseudo-scientifique néo-lyssenkiste. Pour autant, ce n'en est pas moins une manipulation, même si assez habile, de l'histoire. Tel quel, cela donne à penser qu'il a réellement assimilé comme tel le tournant révisionniste khrouchtchevien, et que toutes ses "théories"" pseudo-écolo-scientifiques étaient donc validées par Staline et par la direction du Parti jusqu'à ce tournant.  

    Or la réalité historique est bien l'inverse. Khrouchtchev a effectivement continué de valider les théories scientifiques et agronomiques de Lyssenko tant qu'il est resté au pouvoir. Et cela alors que précisément le combat contre le Lyssenkisme avait commencé sous Staline depuis précisément 1950.   

    Bien évidemment, la lutte de classe et la lutte idéologique n'avaient pas cessé auparavant 1950 : c'est le moment où Staline reprend et défend ouvertement les positions des jdanovistes, alors que jusque là il avait plutôt encouragé les lyssenkistes, malheureusement, donc !  

    Je viens justement de trouver un article russe qui évoque ce point. Il s'agit d'un article de 2019, à propos du centenaire de Yuri Jdanov, né en 1919, donc et décédé en 2006.   https://www.rotfront.su/yurij-zhdanov-sto-let-so-dnya-rozhdeniya/    

    C'est donc sur le site du ROT Front, qui unit une bonne partie des mouvements révolutionnaires et progressistes en Russie, dont le parti РКРП-КПСС , en lien sur ce blog (https://rkrp-rpk.ru/ ). 

    Yuri Jdanov est le fils d'Andreï Jdanov et surtout, par lui-même, un grand scientifique soviétique, et c'est à ce titre qu'il est toujours honoré en Russie, et surtout, évidemment, par la gauche prolétarienne, donc.

    L'article évoque très clairement l'histoire des luttes idéologiques de cette époque, avec notamment ce passage :   "В своих мемуарах Юрий Андреевич пишет, что в конце своей жизни И.В. Сталин разочаровался в Лысенко и планировал ликвидировать его монополию. С этим согласуется появление в 1952 году статей в научных журналах с критикой Лысенко."  

    Traduction : "Dans ses mémoires Yuri Andréïevitch écrit qu'à la fin de sa vie I.V. Staline a été déçu de Lyssenko et planifiait de liquider son monopole. En accord avec cela il y a la parution, en 1952, d'articles dans les revue scientifiques, critiquant Lyssenko."  

    Pour comprendre le contexte, il est également utile de rappeler que les Jdanov et les Djougachvili (famille de Staline) restaient unis par des liens familiaux étroits, malgré les déchirements politiques de l'époque.   

    Je pense toujours, du reste, reprendre quelques recherches sur cette époque et ce tournant, si la vie m'en laisse le loisir, si je puis dire !  

    Quoi qu'il en soit, il n'y a pas de rupture réellement possible avec le révisionnisme sans clarification sur ces questions fondamentales concernant la réalité scientifique et le matérialisme dialectique.  

    C'est bien pourquoi Suing, très beau parleur, prépare si habilement le terrain avec son confusionnisme historique. Nous ne pouvons cultiver d'éclectisme à ce sujet, malgré l'apparence progressiste de son propos.

    TML

     

    Une critique plus poussée du révisionnisme de Suing et de Lyssenko, par TML :

    Dans cette conférence, tout comme dans les autres, et selon une habitude maintenant assez bien rodée, Guillaume Suing mène son public en bateau avec un relatif brio, mais sans éviter, toutefois, de botter en touche sur toutes les questions réellement importantes, que ce soit sur le plan historique ou sur le plan scientifique…

    Commençons donc directement par celles qui sont normalement son domaine de prédilection, sinon son domaine de compétence hypothétique, Guillaume Suing étant prof de SVT, et même agrégé en biologie !

    En réalité, derrière l’apparente bonhomie « écologique » du personnage, c’est bien la renaissance de l’escroquerie pseudo-scientifique lyssenkiste qui se profile, à peine voilée derrière un détournement grossier des récentes recherches et découvertes diverses de l’épigénétique moderne (à 24’ 30’’ dans la vidéo, mais en long et en large, et surtout, en travers, dans la plupart de ses écrits…). Ici il n’hésite donc pas non plus à mettre en avant la thèse lyssenkiste de l’ « hérédité des caractères acquis »(à 26’ dans la vidéo), même s’il renonce à développer en public, par souci d’éviter les complications « techniques » : on comprend aisément pourquoi… !

    Alors qu’en réalité la question est assez simple et tout à fait accessible au profane qui prend la peine de se documenter dessus : l’épigénétique et la génétique sont deux domaines de la biologie qui se complètent évidemment, et interagissent naturellement entre eux, sans pour autant pouvoir se confondre dans leurs fonctions et dans leurs conséquences.

    L’épigénétique est en quelque sorte le mode de régulation de l’expression des gènes, par lequel se différencient, au cours de leur développement, les différents types de cellules d’un même organisme, à partir d’un patrimoine génétique commun et inscrit en elles au départ, quelle que soit leur fonction ultérieure dans l’organisme.

    Concrètement c’est donc ce qui fait qu’une cellule du foie n’est pas identique à une cellule du poumon et que chacune peut donc remplir sa propre fonction dans l’organe où elle se développe.

    Le concept d’hérédité des caractères génétiques est maintenant un classique scientifique assez bien compris de tous, et le fait qu’il exclut l’hérédité des caractères acquis également …sauf pour une poignée d’ « illuminés » néo-lyssenkistes et pseudo-"marxistes", manifestement…

    La « confusion », en réalité délibérée, qui leur permet d’ébaucher cette tentative grotesque de réhabilitation du charlatanisme de Lyssenko repose sur le fait que l’épigénétique peut effectivement induire une hérédité provisoire, sur quelques générations, de caractères phénotypiques (*), mais qui n’affecte en rien, par elle même, le génome, et ne constitue donc pas du tout une hérédité des caractères acquis, étant donc très concrètement et inévitablement réversible pour les générations suivantes.

    Pour qu’une mutation devienne irréversible au point de mener à l’apparition d’une espèce nouvelle il reste donc évidemment toujours nécessaire qu’elle soit le résultat d’une modification du génome lui-même, et non pas seulement de son expression phénotypique.

    L’un des facteurs de mutation du génome récemment mis en évidence est la présence en son sein d’une grande quantité d’ « éléments transposables » (Transposons, rétrotransposons), éléments mobiles au comportement relativement « anarchique » selon l’expression même de certains chercheurs, et qui, en temps normal se trouvent donc « régulés » épigénétiquement au point de ne pouvoir pas du tout s’exprimer au niveau du phénotype, ce qui est le plus souvent heureux, car le cas inverse est couramment celui de maladies génétiques, par exemple, dues à des mutations intempestives et qui échappent donc à la régulation épigénétique.

    Bien entendu, la variabilité aléatoire du génome, même si parfois sous l’influence d’un stress environnemental qui perturbe la régulation épigénétique, n’en reste pas moins la source des mutations génétiques qui sont ensuite sélectionnées par la nature en fonction des réponses adaptatives qu’elles apportent aux pressions sélectives du milieu et à leurs évolutions.

    Ce n’est qu’en ce sens qu’il peut donc y avoir une interaction dialectique, considérée d’un point de vue épistémologique évolutionniste, entre génétique et épigénétique : le rôle régulateur de l’épigénétique peut évidemment contribuer ensuite à stabiliser l’expression d’un caractère génétique nouvellement sélectionné pour la réponse adaptative qu’il apporte à une modification du milieu.

    Bien qu’en interaction constante, d’une manière ou d’une autre, ces deux domaines de la biologie que sont la génétique et l’épigénétique correspondent donc, dans cet ensemble immense qu’est la biologie, à deux sous-ensembles en termes de connexions nomologiques ( au sens épistémologique que leur donne Werner Heisenberg **), deux sous-ensembles qui se recoupent donc de manière dialectique sans pour autant se recouvrir et se confondre au sens « ontologique » et néo-lyssenkiste des termes abusivement employés par les adeptes de cette forme particulièrement réactionnaire de révisionnisme.

    Où mène ce débat sur le lyssenkisme ?

    On le voit bien à ce propos, aujourd’hui comme hier, la question centrale est celle du rapport entre le matérialisme dialectique et la science.

    Le matérialisme dialectique est une philosophie, une manière de chercher à comprendre le mouvement du réel, une manière d’y situer le rôle de la conscience humaine, et donc il s’appuie nécessairement sur l’ensemble des connaissances scientifiques humaines.

    En ce sens il est nécessairement une forme d’épistémologie. En tant que méthode de réflexion épistémologique il peut certainement contribuer à la progression des connaissances et des pratiques, et singulièrement, dans le domaine des sciences humaines, dont l’économie est l’exemple le plus fameux, mais peut-il et doit-il pour autant se substituer aux sciences elles-même et notamment leur imposer sa propre méthodologie, cela reste donc une question qui n’est manifestement pas encore franchement éclaircie pour tout le monde, c’est le moins qu’on puisse dire !

    M. Suing ose prétendre qu’il ne mélange pas science et politique… Il s’acharne néanmoins à tenter de nous démontrer que la méthodologie suivie sous l’influence de Lyssenko aurait été « socialiste » et nous dit-il, prétendument abandonnée par le khrouchtchevisme… Et cela ne serait donc pas de l’ordre du politique ???

    La science, en réalité et à l’évidence, est un mouvement de la conscience humaine pour décrypter son environnement, mais elle ne se contente donc pas d’une simple méditation contemplative et purement métaphysique. Elle part au contraire de l’expérimentation, de l’interaction de l’humain avec son milieu, et elle n’existe pas, même à titre de simple observation, du reste, sans cette interaction. Un constat qui a pris une ampleur particulière, du reste, avec l’émergence de la physique quantique.

    D’une manière ou d’une autre, elle s’inscrit donc dans l’interaction générale de l’humanité avec son milieu, et elle a donc une signification économique, et donc aussi politique, par voie de conséquence.

    Par l’ampleur des moyens qu’elle met en œuvre, aussi bien que par ses conséquences technologiques souvent très immédiates, les choix d’orientation de la recherche ont une incidence, et désormais de plus en plus rapide, sur la vie économique, sociale et politique.

    Ce n’est donc pas un prétendu « apolitisme » de la science qui peut distinguer la démarche matérialiste dialectique de la démarche métaphysique…

    C’est donc même précisément dans le mouvement de la conscience que se trouve la différence… La science avance avec la masse des connaissances et des expérimentations qu’elle a déjà accumulé, mais aussi avec la masse des idées et concepts qu’elle a élaboré ou contribué à élaborer sur cette base, et cela comprend nécessairement une partie de préjugés culturels et même idéologiques.

    Mais dans la démarche scientifique, il est clair que le mouvement de la connaissance se fait essentiellement du réel vers la conscience, et non l’inverse.

    Le matérialiste dialectique est celui qui va au devant du réel sans attendre que celui-ci réponde nécessairement aux idées et préjugés éventuels qu’il a élaboré sur la base de ses connaissances et expérimentations précédentes.

    Le matérialisme dialectique, reposant nécessairement, comme on l’a vu, sur une approche épistémologique la plus large possible des connaissances scientifiques, ne saurait continuer d’être valide, ni même tout simplement d’avoir le moindre sens sans être complètement ouvert au mouvement du réel vers la conscience, et cela implique donc une évolution constante en fonction de ce mouvement.

    Parler des lois de la dialectique, c’est parler de la méthodologie d’approche du mouvement du réel dans son ensemble, et cela ne saurait donc être figé. Le matérialisme dialectique repose sur une approche épistémologique d’ensemble et sur une méthodologie dialectique de cette approche épistémologique. Cette méthodologie ne peut donc elle-même être figée. Elle ne peut qu’évoluer en fonction du mouvement du réel vers la conscience ou dépérir et devenir un dogme caduque, et même réactionnaire dans ses conséquences…

    C’est bien là toute l’histoire du lyssenkisme, et non seulement celle du lyssenkisme, mais aussi celle de la plupart des idéologies qui continuent à ce réclamer formellement du marxisme, et même du marxisme-léninisme.

    Prétendre que le mouvement du réel devrait répondre aux lois d’une méthodologie rigide élaborée à un certain stade des connaissances humaines, c’est, par définition, refuser de laisser rentrer le mouvement du réel dans la conscience humaine, et en fin de compte, refuser le mouvement du réel lui-même.

    Le mouvement du réel est représenté dans la conscience humaine par l’ensemble des lois scientifiques propre à chaque domaine de recherche et d’expérimentation. Le matérialisme dialectique représente donc une approche synthétique de l’ensemble de ces connaissances et non pas une somme exhaustive et détaillée, désormais inaccessible dans sa totalité, et cela déjà depuis longtemps.

    La méthodologie générale du matérialiste dialectique ne saurait donc se substituer aux lois scientifiques précises propre à chaque domaine de recherche et d’expérimentation. Elle ne saurait donc prétendre que le réel et la matière étudiés sous leurs différents aspects par chacun des domaines scientifiques doivent répondre précisément aux lois de cette méthodologie. La méthodologie du matérialisme dialectique reste nécessairement une méthodologie épistémologique, et c’est aussi en cela qu’elle reste une méthodologie scientifique et non pas une méthodologie dogmatique et en fin de compte idéaliste et métaphysique.

    C’est le mouvement général de la nature qui peut être appréhendé de manière dialectique, et non chacun de ces aspects particuliers, répondant à des lois scientifiques qui lui sont propre.

    Dans certains domaines, et notamment dans les sciences humaines, on comprend bien que la confusion reste possible, et que la distance peut être parfois réduite entre les lois de la dialectique et celles qui sont propres à tel ou tel domaine scientifique, mais cela ne doit pas pour autant nous mener au dogmatisme.

    La confusion est d’autant plus facile et tentante lorsque cette distance est parfois presque inexistante, dans le domaine des sciences humaine, et dans celui de l’économie, singulièrement.

    Le dogmatique est celui qui abolit totalement cette distance et en arrive à généraliser ce manque de distanciation au point de l’annuler, également, dans son approche des autres domaines.

    Avec des mots et des formulations différentes, c’est ce qu’on fait les lyssenkistes, hier, et ce que font, aujourd’hui, les partisans d’une prétendue « ontologie » de la dialectique. En sciences, l’ontologie n’est définie que par les lois qui sont spécifiques à chaque domaine d’investigation, et non par les lois générales de la dialectique, qui restent celles d’une méthodologie épistémologique, sauf à devenir non seulement caduques mais carrément dogmatiques et réactionnaires.

    Avec des mots et des formulations différentes, c’est le combat qui s’est livré, il y a déjà 70 ans, avec la contre-révolution khrouchtchevienne.

    Le combat du matérialisme dialectique et du marxisme-léninisme était incontestablement celui des Jdanov, père et fils, et bien évidemment de tous ceux qui ont tenté de poursuivre cette démarche chacun dans le domaine qui lui était propre sur le front de la lutte politique et idéologique, et non pas celui des Lyssenko, Khrouchtchev et de tous ceux qui ont contribué, en fin de compte, d’une manière ou d’une autre, à la liquidation du socialisme en URSS.

    Le bref débat que nous venons d’avoir avec M. Suing montre à quel point les leçons n’ont pas encore été réellement tirées de cette douloureuse expérience, et donc qu’il serait enfin grand temps de s’y mettre…

    Mieux vaut tard que jamais !

    TML

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/…/anti-suing-mutation…/

    (* https://fr.wikipedia.org/wiki/Carac… )

    ( ** https://fr.wiktionary.org/wiki/nomologie

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Werne… )


    Quelques articles utiles pour aborder le sujet :

    >>> Moving through the Stressed Genome : Emerging Regulatory Roles for Transposons in Plant Stress Response

    https://www.frontiersin.org/article

    >>> Les mutations de la théorie de l’évolution

    https://www.pourlascience.fr/sd/bio

    >>> Éléments transposables et nouveautés génétiques chez les eucaryotes - Société Française de Génétique

    http://www.ipubli.inserm.fr/bitstre

    >>> Potential impact of stress activated retrotransposons on genome evolution in a marine diatom

    https://bmcgenomics.biomedcentral.c

    >>> Etude d’un clade de rétrotransposons Copia : les GalEa, au sein des génomes eucaryotes - Tifenn Donnart

    http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdo

    >>> L’Hérédité épigénétique en évolution

    https://www.researchgate.net/public…’Heredite_epigenetique_en_evolution

    >>> La régulation épigénétique des éléments transposables dans les populations naturelles de Drosophila simulans - Benjamin Hubert

    https://tel.archives-ouvertes.fr/te

    >>> Transposons : des gènes anarchistes ?

    https://www.pourlascience.fr/sd/bio

    http://www.edu.upmc.fr/sdv/masselot

    http://www2.cnrs.fr/sites/communiqu

    >>> Comparaison de séquences d’éléments transposables et de gènes d’hôte chez cinq espèces : A. thaliana, C.elegans, D. melanogaster, H. sapiens et S. cerevisiae - Emmanuelle Lerat

    https://tel.archives-ouvertes.fr/te

    >>> Epigénétique : des modifications transitoires ?

    https://www.sciencesetavenir.fr/fon

    >>> Comprendre l’épigénétique

    https://www.inserm.fr/information-e

    La vidéo :

    https://youtu.be/2xX2H4F4PjA

     

    « - Libération d’Auschwitz, Janvier 1945, Libération de Léningrad, Janvier 1944 : Deux victoires de l’Armée Rouge Soviétique !- Le révisionnisme de MM. Gastaud-Suing & Cie démasqué par les sources historiques soviétiques et russes ! »
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    1
    Corsica
    Jeudi 30 Janvier à 09:52

    Vive les soviets!

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