• - L'Albanie socialiste d'Enver Hoxha (1970) - Vidéo

    - L'Albanie socialiste d'Enver Hoxha (1970) - VidéoVidéo tout à fait instructive malgré les commentaires anti-communistes (discrets) du commentateur.

    Pour qui connait un peu l'Albanie et les concepts marxistes-léninistes de dictature du prolétariat, il est facile de comprendre le discours de propagande anti-communiste : un exemple, quand le commentateur parle des élections, il dit bien que ce sont les habitants qui choisissent leurs candidats avant celles-ci, ce qui est la forme de la démocratie prolétarienne directe, la forme de la dictature du prolétariat la plus élevée... Mais bien évidemment, pour lui ce sont des élections "truquées", sans valeur... Alors qu'on est bien loin des farces électorales du monde capitaliste !

    Bonne vidéo...

     

    https://youtu.be/XjfNGamFr_E

     

    Commentaire (voir la suite) :

     

    Par OEIL de FAUCON

    Voyage en Albanie 1974

    C' est avec des camarades du «Prolétaire ligne rouge» que ce voyage par car fut organisé. Je ne vais pas m' étendre sur 

    nos périples lors de la traversée du Monténégro, ci ce n' est que je fut impressionné par la stature des habitants.

     

    Nous arrivons à la frontière albanaise, sachant qu'en Albanie il ne fallait pas avoir de barbe et de pantalon large. 

    Il y avait avec nous un anar qui avait décidé de conserver sa barbe, il faisait très chaud et chacun après ce long voyage 

    voulait se soulager. On se précipita vers les chiottes à la turque,et la, un gros amas de merde d' environ 30 cm, nous dissuada

    de tout soulagement.

     

    Un militaire nous indique qu'il faut maintenant poursuivre notre voyage, il a réquisitionné toutes les revues féminines et bloque le pote anarchiste pour sa barbe et ses cheveux longs « il faut tout couper » nous fait il comprendre. J' avais dans mon sac les éditions de Pékin avec le portrait de Marx et je le montre au militaire «  Marx barbe et cheveux longs » je lui dis en lui montrant le livre. Il ne s' attendait visiblement pas à cette comparaison, il tourne sur lui même, va chercher un autre militaire, nous les suivons. Finalement ils acceptent que le copain anar reste avec ses cheveux et sa barbe, seulement quand nous revenons pour prendre la car celui n' est plus la. On se demande ce qui va se passer, les militaires téléphonent et finissent par trouver un italien vivant en Albanie qui parle un peu le français, qui va nous conduire à Dures dans sa camionnette. Le type est complètement dingue, il roule à toute pompe et s' amuse à écraser les poules tout le long du parcours, il trouvera le moyen d' avoir un accident léger avec un camion militaire, il fallait le faire. On est invité à descendre du véhicule, et un attroupement se forme, ce qui n' est pas anormal en soi, mais d'un seul coup le camarade anar est pris pour cible par des gamins qui lui lancent des pierres. On nous fait remonter rapidement dans la camionnette et direction Dures.

     

    Je fut très étonné, compte tenu de ce qui se disais en France sur le régime stalinien, de voir des militaires aussi décontractent, 

    en fait le régime policier il est en France. Nous arrivons et sommes logés dans le seul hôtel de Dures, où les touristes sont reçus.

    On loge par deux dans des chambrescorrectes sans fioritures, comme il fait chaud je décide de prendre une douche,

    il n'y a pas d' eau.

     

    Je décide alors d' aller me baigner, je met mon slip de bain à fleur ,la mode à l'époque, et me voilà sur cette magnifique plage de

    Dures et j'imagine alors ce que des investisseurs étrangers pourraient en faire ( une seconde riviera italienne). 

    Ce qu'ils ont fait depuis . Me voilà donc le cul dans l' eau, quand un attroupement d' albanaises me regardent et sont pliées de rires, je fini par comprendre que c' est le slip à fleur qui déclenche cette hilarité. Je retourne à l' hôtel et met un slip marron, c' est alors que le copain qui loge avec moi me dit qu'il n' a pas de slip de bain, voilà pour moi l'occasion de bien me marrer, je lui file le slip à fleur et je vous passe les détails de ce qu'il va lui arriver.

     

    Nous allons passer à table, sur la grande terrasse de l' Hôtel, la bière coule à flot, l' ambiance est bonne et les repas très corrects. Pour le soir je dis à Joulot, c' est le copains ML qui loge avec moi que je suis curieux de voir la bibliothèque, j'imagine qu'il y à les œuvres de Marx,Engels, Lénine Staline et Mao, et bien rien de tout cela, seulement les œuvres d' Enver Hoxha. La , nous en avons pris un coup sur le cacahuète, il y avait fossé entre ce qui paraissait dans Albanie aujourd'hui et la réalité. On allait vite se rendre compte que les dirigeants albanais vivaient dans le mythe de la libération nationale et la fierté de la petite Albanie d' avoir libéré seul le pays des fascistes, cela revenait en boucle dans les films qui était projetés dans les « cinémas » en plein air.

     

    Pour nous déplacer, il n'y a pas de problème il faut dire ou nous voulons aller car le transport se fait dans des camions de chantier qui reviennent à vide.

     

    La visite de Tirana, c' est une ville agréable pas un chat dans les rues pendant les heures de travail, tout s' anime dans la soirée. On va nous faire visiter une usine textile, la c' est mon affaire ayant commencé à travailler sur des métiers à tisser. Nous entrons dans une grande salle, il y a au moins 3 ouvriers ou ouvrières pour un métier, alors c' en France c' est un ouvrier qui surveille entre 3 et 5 métiers. Je me demande pourquoi il y a un peu partout des pneus, sans doute pour amortir les rouleaux de tissus qu'il faut changer. La visite se poursuit et machinalement, curieux j' ouvre une porte, et la surprise, il y a des ouvriers qui font la sieste sur les pneu, ce n' est pas les cadences infernales .

     

    De retour a l'hôtel, nous sommes invités à participer à la réunion de cellule du parti de l' Hôtel avec un traducteur. 

    Le sujet est le suivant ; faut il oui ou non brouiller les émissions de télé venant de l’Italie, le résulta sera non.

     

    Une petite anecdote révélatrice, je vais sur la plage et je m' allonge c' est alors qu'un albanais vient me voir pensant que 

    je suis malade. Les albanais ne se lézardent pas sur les plages ils marchent dessus. Nous avons circulé assez librement,

    même qu' un militant de 63 ans qui était avec nous, s' était infiltrer sans le savoir sur une base militaire , il n' a été que

    légèrement inquiété.

     

    Au moment ou nous étions sur place, la marine russe avait prit position en face de la plage de Dures, la radio albanaise

    selon le traducteur ne cessera de dire que les albanais n' avaient pas peur puisqu'ils avaient virer les nazis et qu'ils avaient 

    avec eux la Chine socialiste.

    A suivre

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