• - GORBATCHEV AVOUE : LE BUT DE MA VIE ÉTAIT L'ANÉANTISSEMENT DU COMMUNISME

    - GORBATCHEV AVOUE : LE BUT DE MA VIE ÉTAIT L'ANÉANTISSEMENT DU COMMUNISMEUn article intéressant, même s'il occulte le fait que le capitalisme avait déjà fait son retour en URSS avec Khrouchtchev.

    Comme précisé dans d'autres articles, ce retour du capitalisme sous Khrouchtchev était embryonnaire et l'accumulation du capital faible. 

    (http://lesvraisamisdelurss.eklablog.fr/en-quoi-la-contre-revolution-de-palais-revisionniste-de-khrouchtchev-a-a113803614)

    Khrouchtchev était déjà le pion de la CIA, mais les résultats de cette première tentative réussie n'allait pas assez vite aux yeux des USA. Il fallait donc faire en sorte de précipiter les choses.

    C'est ce qu'a mis en oeuvre la CIA du temps de Gorbatchev.

    Je précise que je ne partage pas complètement l'introduction de Danielle Beitrach, par exemple la Chine n'a jamais été un pays socialiste !

    Début de l'article :

    Les Cubains, auteurs de l’article, disent de Gorbatchev qu’il est un « hijo de puta » et ils donnent ici des preuves de la manière dont il a été l’instrument de la CIA. Il n’y a pas eu effondrement spontané mais bien trahison au profit de la CIA, de celui qui était à la tête de l’Etat, capable donc comme le dit le texte d’y imposer un personnel à sa botte, non seulement en URSS mais dans toute l’Europe.

    Des partis ont résisté comme les Chinois en pleine scission, mais aussi le parti communiste cubain, à cause de sa volonté d’indépendance et son recentrage sur le tiers monde et l’Amérique latine. Les Russes savent tout cela et leur rancune à l’égard du parti communiste qui de fait les a trahi explique les difficultés des communistes dans un pays qui regrette massivement l’URSS. L’histoire du PCF reste à écrire dans le cadre de cette trahison, comme celle de bien des partis européens étroitement liés à Moscou. j’ai personnellement vécu ces moments et peu à peu ils prennent sens (note et traduction de Danielle Beitrach).

     

    Par Arthur González

    Récemment, la CIA a déclassifié certains documents qui stipulent que « le magnat de la finance George Soros et la CIA ont aidé Gorbatchev à fournir les moyens de la dissolution subséquente de l’URSS ». Gorbachev a avoué lors d’un discours à l’Université américaine en Turquie: « Le but de ma vie était la destruction du communisme … ma femme m’a soutenu pleinement et compris avant même […] pour réussir à trouver des camarades, y compris des Yakovlev et Chevardnadze ».

    Au-dessus de l’analyste et ancien employé de la NSA, l’Agence nationale de sécurité, Wayne Madsen, a déclaré que le milliardaire George Soros, a fourni en 1987 une couverture économique et une feuille de route au gouvernement de Mikhaïl Gorbatchev, par une  ONG de la CIA connue sous le nom de l’Institut d’études de sécurité est-ouest, IEWSS, pour son acronyme en anglais.

    Les informations stipulent que Soros et la CIA ont favorisé la diffusion de deux termes qui se sont répandus à l’Ouest , la « perestroïka » (ouverture) et « Glasnost » (transparence) de sorte que les deux ont servi d’entités déstabilisantes pour accélérer la disparition de l’URSS .

    Ces documents de la CIA prouvent que ce qui est arrivé n’a pas été le résultat d’un acte « spontané et d’un processus démocratique » sous Gorbatchev, parce que le système socialiste était « épuisé et brisé », comme ils veulent le  faire croire au monde.

    En Turquie, Gorbatchev lui-même a déclaré:

    « Pour y parvenir, j’ai profité de ma position dans le Parti et dans le pays, j’ai dû remplacer toute la direction du PCUS et de l’URSS, ainsi que le leadership de tous les pays socialistes d’Europe. »

    La vérité est que c’était la CIA avec l’argent de l’Organisation Soros, qui a conçu et exécuté cette grande opération, avec tout le soutien du leader soviétique d’alors.

    Gorbatchev avec Bush père, tous deux ont joué le rôle de fossoyeurs de l’URSS

    L’ancien analyste de Wayne Madsen affirme que le plan visant à éliminer le bloc socialiste en Europe de l’Est, a été organisée par deux coprésidents de IEWWS Soros, Joseph Nye, économiste de Harvard et Whitney MacMillan, président de la Cargill multinationale agro-industrie, qui avait entretenu des relations commerciales avec l’Union soviétique dans les années soixante-dix du XXe siècle.

    Insatisfaits des résultats obtenus, la CIA et Soros ont concentré en 1991 leurs efforts sur la nouvelle Fédération de Russie, en stimulant le séparatisme dans ces régions afin de l’affaiblir au maximum.

    Le rapport Nye et MacMillan, laisse présager la fin de l’Union soviétique et les éléments du nouveau modèle pour les relations de Moscou avec l’avenir des États-Unis, pour passer à l’ère capitaliste, et ils disent: « toute nouvelle évaluation des relations L’Occident avec une Union Soviétique offerte doit partir d’une position de force au lieu d’un équilibre des forces.  »

    Le rapport de l’IEWWS daté de 1987, et son application pratique, était une façon sans effusion de déchirer l’URSS par étapes.

    Le document exhorte l’Occident à tirer profit de l’Union soviétique mourante, dans la nouvelle carte géopolitique qui se profilait, en particulier dans le Tiers-Monde, zone jusque-là d’influence soviétique.

    Madsen ajoute que  Soros et ses alliés des organisations de « droits humains » ont travaillé activement pour détruire la Fédération de Russie, et ont appuyé les mouvements indépendantistes en Kuzbass (Sibérie), à travers les fondations allemandes qui avaient leur siège à  Königsberg  et en Prusse orientale, ceux-ci ont financé les nationalistes lituniens et d’autres républiques autonomes et des régions comme Tartaristán, l’Ossetie du Nord, Ingouchetie, Tchechenie, entre autres, avec la visée de provoquer le séparatisme et les ont désignées comme les républiques autonomes socialistes soviétiques.

    L’activité obstinée de Soros contre la Russie n’a pas cessé, la provocation n’a cessé de croître grâce à leurs bases opérationnelles réparties sur les territoires environnants, y compris l’Ukraine, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande, la Suède, la Moldavie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie, la Roumanie, la Mongolie, le Kirghizistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan ont rejoint des groupes terroristes coupés en coalition avec les Moldaves, faisant s’unir sionistes, ukrainiens fascistes et néo-nazis.

    Récemment, le président russe Vladimir Poutine a expulsé plusieurs organisations Soros telles que l’Open Society Foundation et d’autres ONG de la CIA opérant dans des circonstances similaires sur le territoire russe, y compris le NED (National Endowment for Democracy), l’Institut républicain International, la Fondation MacArthur et la Maison de la liberté, les considérant comme indésirables et une menace pour la sécurité de l’Etat russe.

    Ce n’est pas gratuitement que Mikhaïl Gorbatchev a reçu le prix Nobel de la paix, car il a suivi avec diligence les directives de la CIA et de George Soros.

    La CIA ne se repose pas et vise à éliminer tous les vestiges du socialisme sur la terre, de sorte que leurs plans contre Cuba et maintenant au Venezuela, où rien n’est occasionnel et où il suffirait de remercier le Saint-Esprit, mais comme dit saint Jean: 8-32,  » Et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera.  »

    C’est pourquoi chaque jour le monde prouve ce que les Yankees sont capables de réaliser en vue de leurs intérêts hégémoniques et les mensonges qu’ils tissent, créant des modèles préconçus parmi les grandes masses à travers leurs campagnes de presse; José Martí a ainsi sagement affirmé: «Trouver une vérité est une joie tout autant que de voir naître un enfant».

     

    Sources :

    http://pcfarras.over-blog.com/2018/07/gorbatchev-avoue-le-but-de-ma-vie-etait-l-aneantissement-du-communisme.html

     

    COMMENTAIRE DU CAMARADE TML :

    Bonjour, camarades

    Effectivement, la bourgeoisie bureaucratique khrouchtchevienne était encore une bourgeoisie nationale de gagne-petits, formée en marge de l'échelle des salaires relativement ouverte, sous la forme d'une petite bourgeoisie bureaucratique, déjà sous Staline. La thèse albanaise d'une fourchette salariale « réduite » sous Staline ne correspond pas à la réalité historique, et, quoi qu'il en soit, c'était essentiellement un artifice de propagande, de la part des albanais, parmi d'autres, et peu efficaces, finalement, en ce qui concerne la survie et le renouvellement du mouvement ML, malheureusement, de toutes façons.

     

    Que cette faction khrouchtchevienne ait été instrumentalisée par les américains, cela ne faisait déjà plus guère de doutes, selon les historiens russes qui ont étudié sérieusement la question. Néanmoins, c'était une faction qui voulait simplement jouir de ses privilèges bureaucratiques sans être inquiétée pour cela, et cherchait un modus vivendi avec l'Occident, sans renoncer pour autant à une relative indépendance de l'URSS.

     

    Alors que Staline voulait non seulement une indépendance radicale à l'égard du dollar, comme monnaie de réserve internationale, mais aussi en revenir radicalement aux principes de le l'économie de transition socialiste, tels que ceux de la Critique du Programme de Gotha, qui sont à la base de son livre « Les problèmes économiques du socialisme en URSS » et des débats du 19ème et dernier Congrès du Parti Bolchevique, en 1952. C'eut été, effectivement, la fin de la petite bourgeoisie bureaucratique qui s'était incrustée en parasite dans l’État socialiste.

     

    Khrouchtchev offrait donc des garanties de continuer avec le dollar comme monnaie de réserve, ce qui devait, à moyen terme, aboutir à une liquidation de l'URSS en tant que groupe de nations indépendantes. Néanmoins il est avéré que la bureaucratie khrouchtchevienne ne l'entendait pas exactement ainsi, et, tout en négociant une nouvelle forme de «coexistence pacifique », elle a fait « rapatrier » dans ses propres banques « européennes », entièrement sous son contrôle, la parties « américaine » de ses réserves en dollar, ce qui a contribué à déstabiliser l'équilibre de la finance US (Naissance des « euro-dollars »).

     

    A ce sujet, voir la thèse de Flora Sfez :

    https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/07/these-flora-sfez.pdf

      

    Il est avéré, aujourd'hui, que l’URSS n’a pas profité directement de cette spéculation, mais qu'elle a profité de l’affaiblissement financier US qui en a résulté. Il y a donc un jeu de rapport de force où l’URSS joue sa place comme nation « concurrentielle », mais en ayant renoncé, au départ, à un affrontement sur les fondamentaux, aussi bien politiques que économiques, et se comporte donc en nation capitaliste nationale-bureaucratique.

     

    Une amorce de spéculation financière internationale n'a commencé effectivement en URSS que sous l'ère Gorbatchev.

     

    Ce sont ces facteurs, entre autres, qui déterminent la nature de classe de la bourgeoisie khrouchtchevienne comme nationale-bureaucratique, et non comme « sociale-impérialiste ».

      

    Un autre facteur essentiel de désagrégation de l'économie soviétique est l'émergence de la mafia, avec la « libération » des goulags, constitués, en réalité et à 80%, de détenus de droit commun. A noter que la première « libération » massive de cette engeance a eu lieu à l'initiative de Beria, peu avant sa mort, et alors qu'il entrait en lutte pour le pouvoir, avec l'aide de sa propre faction, contre celle de Khrouchtchev, après avoir été son allié, dans l'après guerre, contre Andreï Jdanov.

     

    L'émergence de la mafia, en collusion avec une partie de la bureaucratie, se poursuivra au fil des années, au point de contrôler, sous Gorbatchev, l'essentiel des secteurs « rentables » de l'économie, et notamment, via le racket, la quasi totalité des entreprises nouvelles crées sous la « perestroïka ». C'est le facteur essentiel qui a poussé à la « compradorisation » de l'économie russe, sous Eltsine.

     

    Il y a donc, au fil de l'histoire de l'URSS révisionniste, une lente désagrégation de l'économie soviétique, une « décentralisation », en partie voulue par les « réformes » khrouchtcheviennes et suivantes, en partie forcée, sous la pression de la mafia montante, et donc il n'y a pas de constitution, à aucune étape, d'un capitalisme financier caractéristique d'un capitalisme monopoliste d’État. Il n'y a donc pas non plus de relation de type « social-impérialiste » dont la bourgeoisie bureaucratique aurait retiré un bénéfice financier quelconque.

      

    Il y a recherche d'alliance avec d'autres bourgeoisies nationales-bureaucratiques du même type, et cela inclut aussi des rapports de hiérarchie, et même de rivalité, avec la bourgeoisie nationale-bureaucratique maoïste, par exemple. Recherche d'une zone d'influence, également, via le soutien aux luttes de libération nationales, mais cela ne peut pas être assimilé à une forme d'impérialisme, au sens ML du terme.

     

    Il est important de comprendre cela pour pouvoir comprendre la situation actuelle, notamment le rôle actuel de la Russie sous Poutine, et les rapports de forces internationaux.

     

    TML

    « - En quoi la contre-révolution de palais révisionniste de Khrouchtchev a été le retour du capitalisme (Avec schéma)
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :