• - Arkadi Golikov - Gaïdar : un grand écrivain soviétique !

    - Arkadi Golikov - Gaïdar : un grand écrivain soviétique !Voici ce que disent "Les Éditions du Progrès" à propos de ce très grand écrivain :

    "Regardez bien ces deux portraits.

    Sur l'un vous voyez un petit gars svelte, le bonnet crânement planté sur l'oreille, la dague au côté, une grande étoile rouge sur la poitrine.

    Dans le visage enfantin, les yeux d'un bleu limpide ont une expression ferme et résolue.

    C'est Arkadi Golikov à quinze ans, aide de camp d'un chef d'unité (de l'Armée Rouge). 1919.

    Sur l'autre, un soldat éprouvé par les années, une mitraillette en travers des genoux.

     

    Même regard inflexible. Visage austère, bouche encadrée de plis douloureux.

    C'est Arkadi Gaïdar, écrivain soviétique connu, correspondant de guerre. 1941.

     

    - Arkadi Golikov - Gaïdar : un grand écrivain soviétique !La vie "adulte" de Gaïdar commença très tôt. Il avait treize ans quand la Grande Révolution d'Octobre éclata en Russie, et dès l'année suivante, cachant son âge, il s'engagea dans l'Armée Rouge qui défendait contre l'ennemi les conquêtes du peuple.

    Commandant de régiment à dix-sept ans, il semblait promis à la carrière militaire, mais fut versé dans la réserve en 1924 pour cause de commotion et de blessures.

    C'est alors qu'Arkadi Golikov prit le pseudonyme d'Arkadi Gaïdar.

    Il changea d'arme, prit la plume au lieu du fusil et choisit le nom de Gaïdar qui signifie, en langue des anciens, "Cavalier d'avant garde".

    Il voulut commander la plus jeune troupe de l'humanité, les enfants, qui sont au seuil de la vie. Lui qui connaissait à fond ces gamins et ces gamines, souhaitait les voir mériter le titre d'humains, il leur enseignait par les livres, par toute sa vie, à être courageux et honnêtes, à aimer le bien et à combattre le mal, à braver l'ennemi, à discerner au loin les lumières éclatantes de l'avenir.

    Arkadi Gaïdar a écrit une vingtaine d'œuvres qui font toutes parties du trésor de la littérature soviétique pour enfants.

    En lisant à la suite ses nouvelles et ses récits parus à différentes époques, on constatera qu'ils forment un Livre unique, sincère et sérieux, gai autant qu'édifiant, sur les enfants soviétiques.

    Ce livre commence par l'histoire de deux gamins qui, pendant la guerre civile, apportent sans le savoir leur contribution à une grande cause commune : ils sauvent un officier rouge blessé (C.M.R., 1926).

    Puis il est question d'un garçon de treize ans qui a quitté son foyer pour se rallier à l'Armée Rouge et qui apprend à combattre les ennemis de la révolution en passant par "l'école de la vaillance" (L'École, 1930).

    Enfin, la vie nouvelle atteint les coins les plus reculés du pays, avec le fracas des chantiers, avec ses hommes sagaces et audacieux. Le lecteur verra comment Vassia et Pétia qui rêvaient de partir en exploration dans les "pays lointains", trouvent chez eux, sur place, une occupation intéressante et très utile (Les pays lointains, 1932).

    En lisant ce Livre, on apprendra à connaître la colonie de vacances de l'Artek, écouter à la lueur d'un feu de camp le conte du Secret de guerre, se lier d'amitié avec des enfants de divers pays et nationalités (Secret de guerre, 1935).

    Ou vagabonder à travers le pays des Soviets et voir la beauté de ses champs, de ses prés, de ses bois, rencontrer un tas de gens, comprendre que la vie peut et doit être "tout à fait belle" (La Tasse bleue, 1936).

    Vous aurez l'occasion d'assister à la lutte contre des espions retors et perfides (l'Histoire d'un petit tambour, 1938).

    Ensuite, vous ferez un magnifique voyage de Moscou à la taïga sibérienne avec deux espiègles jumeaux (Tchouk et Guek, 1939).

    Mais à la fin du Livre c'est de nouveau le clairon qui sonne. Les soldats partent au front. Et sur les murs de leurs maisons, une main d'enfant trace une étoile rouge, signe des timouriens qui aideront désormais les familles des combattants (Timour et sa brigade, 1940).

    Le clairon appela bientôt sous les drapeaux Arkadi Gaïdar lui-même et ses compatriotes.

    En été 1941 les hitlériens attaquèrent l'URSS. Gaïdar qui ne voyait d'activité pour lui qu'en première ligne, reprit les armes, cette fois comme correspondant de guerre. "Je me bats à l'endroit où j'ai débuté lors de la guerre civile", écrivait-il à son fils...

    En automne, son unité fut encerclée. Il refusa de gagner Moscou en avion et resta dans un détachement de partisans.

    Arkadi Gaïdar périt dans un accrochage, le 26 octobre 1941. Soldat depuis l'adolescence, il vécut et mourut en soldat.

    Son nom, devenu légendaire de son vivant, survit jusqu'à nos jours.

    Les Éditions du Progrès vous aideront, jeunes lecteurs, à mieux connaître Gaïdar.

    Trois de ses œuvres : L'École, Tchouk et Gueck et la Tasse Bleue, ont déjà été publiées par nos soins. Nous avons inclus dans le présent recueil quatre autres nouvelles de cet auteur inoubliable. Espérons que vous l'aimerez comme l'aiment déjà des millions d'enfants de différents pays."

    NDLR : Cette présentation est extraite de "Arkadi Gaïdar, ŒUVRES CHOISIES" aux Éditions du Progrès - Moscou, 1969.

    Trois films biographiques sur Arkadi Gaïdar ont été réalisés en URSS : Serebryanye truby, Konets imperatora taygi et la vami de Ostayus (ce dernier étant une histoire des derniers jours d'Arkadi Gaïdar). Un certain nombre de films ont été faits sur la base de ses histoires. Les livres de Gaïdar ont été traduits dans de nombreuses langues.

    Précisons de suite que cet écrivain classé "pour enfant" est tout à fait lisible par des adultes qui y prendront un grand plaisir.

    La meilleure façon de rendre hommage à cet écrivain est de lire ses œuvres. Mais où les trouver aujourd'hui ?

    On peut en trouver quelques exemplaires su Amazon. Sinon chez des libraires à l'ancienne... Mais ses livres deviennent rares...

    Si quelqu'un peut scanner les œuvres de Gaïdar au format PDF, nous nous ferons une joie de les mettre à disposition sur notre blog...

     

     

     

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